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Par Misslulle

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Ce blog vit de tes commentaires mais en plus, si tu es gentil, il réalisera le fantasme caché de ta mère... Si ! 

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Le contenu de ce blog n'est pas libre de droit, bien entendu.
Il représente un travail personnel (de qualité variable certes mais job tout de même) que je suis ravie de partager avec toi par ce biais.

17 mai 2012 4 17 /05 /mai /2012 11:00

burn-moto.jpgAvertissement : Cet article est un coup de gueule et risque donc par définition de partir en vrilles...

 

Pression (Lexis) Action de presser ou de pousser avec effort.

 

Pression sociale  (Wikipédia) L'influence sociale ou la pression sociale est l'influence exercée par un individu ou un groupe sur chacun de ses membres dont le résultat est d'imposer des normes dominantes en matière d'attitude et de comportement.

 

( Les influences sociales - Isabelle Samyn-Bazin) L'influence sociale se définit comme une modification du comportement ou des croyances d'un individu sous l'effet d'une pression réelle ou imaginaire, volontaire ou involontaire, exercée par une personne ou un groupe de personnes. Elle comprend cinq modalités : la normalisation ou la formation des normes, le conformisme, l'obéissance, l'acquiescement, et l'innovation.

 

"Bon alors, c'est pour quand le troisième ?" ou "la fille ?"

Et ta soeur ! Non mais tu crois que je rêve de monter une équipe de volley ? Que je n'ai pas d'autre ambition dans la vie de me voir gonfler durant 9 mois et profiter d'une overdose d'hormones ? 

Ils sont mignons les gens. Ils te balancent des conneries plus grosses que des zeppelins et ils s'étonnent que tu ne leur souries pas la bouche en coeur. Je n'en peux plus que mes interlocuteurs s'octroient le droit de zyeuter mon bourrelet abdominal et mon cul comme des organes de reproduction en chaîne. Mais elle s'arrête quand cette fucking pression sociale ! Du premier jour de tes règles (oups, j'ai perdu le seul homme de mes lecteurs) à ta ménopause (re-oups), toute la foule n'est que conseils et vigilance, tu passes un cap, peu importe lequel, et hop ça dégaine ! Ton premier amoureux et la confirmation de ton hétéro-homosexualité, boum ! Celui qui persiste plus d'un mois, les premières nuits dans ton appartement et ta vie sexuelle bombastique, re-boum ! L'embryon d'homme que tu présentes à la sagrada famiglia, celui avec qui tu te lies-pacses-maries, boum boum ! Les enfants à venir-en cours-espérés-rayés de la liste, boum boum boum ! Les années d'épanouissement puis celles de la maturité... Les étapes ne manquent pas, de quoi développer des clichés pour toute un vie.

Peut-être que c'est un sujet sensible pour moi, un lieu-dit où se tapissent des sentiments pas bien définis,ambivalents, pas très glorieux. Je suis mariée depuis onze ans. Onze, bordel ! Autant te dire que nous avons eu le temps d'avoir des hauts, des bas et que nous en aurons encore, encore et encore (yes !). Nous avons deux garçons. Deux, bordel ! Si je compte Lover, j'en suis donc à trois enfants. J'ajoute un quatrième, Bulle le chat, qui a fini de me convaincre de ne plus procréer et fait la grève de la toilette. Donc si j'additionne le tout, une grande partie de ma journée se compose de toilettes, pot, habillages, repas quatre fois par jour, taxi, agenda, brossage et fonction post-it. Et tu veux que je te parle de mes nuits, hein ? Là, j'ai loupé un truc sur l'apprentissage du sommeil nocturne. Il y a comme un problème Houston, le marchand de sable se fout de ma gueule et jette des caillasses. Voilà, c'est ma vie de famille côté pile et côté face, je l'aime dans ses défauts et ses qualités, je prends le tout. Cependant curieusement, j'attends d'elle qu'elle mue, qu'elle se développe, qu'elle grandisse mais surtout, SURTOUT qu'elle ne SE REPRODUISE PAS ! Y'a plus de place, FULL ! Tu vois, je ne sais pas ce que je veux tout en ayant bien défini ce que je ne veux pas. C'est pas facile, j'avance, je tatonne... Et moi, je suis à l'intérieur ! Tous les jours ! Alors, toi, t'es qui dans ma vie, hein ?

Oui, je ne suis convaincue qu'il est grand temps que les big brothers de la reproduction bienséante s'en retournent dans leurs grottes respectives et que les sujets amours-parentalité entrent dans l'aire du personnel. Vous savez, ce genre de discussion qu'on a entre amis, entre proches. Pas dans l'air du tabou, hein, que ce soit clair ! Il me paraît évident que l'ouverture reste primordiale pour l'information et la déculpabilisation. Je bénis internet pour les sources immédiates d'avis et contre-avis, je loue le personnel médical compétent en communication informative, j'aime ces amis qui savent écouter, réconforter et guider. Mais vous l'aurez compris, le point de départ de tout ça reste la personne concernée elle-même. Que le nanard de lambda me balance à la gueule lors d'un entretien professionnel ou d'un dîner prout-prout "mais tout de même une fille, ce serait bien !", j'ai juste envie de l'informer que depuis que nous avons changé de pratique sexuelle, tout risque de grossesse est écarté et de le voir rougir jusqu'aux orteils. Parce qu'elle est rigolotte la pression sociale, elle n'assume pas les réponses qui sortent des clous et subitement me trouve choquante. Est-ce que je vais lui demander si elle jouie régulièrement, si son fils n'est pas homosexuel, si sa mère était heureuse d'avoir un enfant ?

Et puis, je n'ai pas forcément envie de poser la question réciproque et je me fous de savoir s'il est gay, hétéro, bi, en couple, divorcé, abstinent, parent, grand-parent, frère ou soeur. On peut peut être faire connaissance avant ? Vous reprendrez bien un doigt de whisky ?

J'en profite ici pour m'excuser très sincèrement auprès de toutes les personnes à qui j'ai pu débiter par sottise, inadvertance et habitude de telles conneries. Je vous remercie également de ne pas m'avoir démonté la tête ou exprimé toute autre expression de transfert et de soulagement immédiat à mon égard. Je suis sincèrement navrée d'avoir osé un jour posé mon regard consensuel et bien-pensant sur votre sexualité et vos désirs intimes. Je suis entièrement responsable d'avoir cédé à la continuité sociale définie par des générations de couples, de mégères, de patriarches et de religieux. Pardon.

Quant à mes nanards à moi, soyez heureux que j'ai un blog où déverser mon antipathie !

 

 

 

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Published by MissLulle, Lulle pour les intimes - dans J'adore pas...
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commentaires

Elosyia 22/09/2012 14:01


Eh merde, moi qui pensais que les gens t'embêtent avec les histoires de gosse, seulement quand tu n'as pas encore procréer : "c'est pour quand ?", "il faut t'y mettre là tout de même, car tu as
dépassé la trentaine". Euh comment vous dire les gens, c'est mon utérus et j'en fais ce que je veux la la la !


Bien dit, poulette, on va pas se laisser (trop) bouffer par la pression sociale, nan, mais zut quoi !!!!

MissLulle, Lulle pour les intimes 22/09/2012 17:50


Finalement, les empoisonneurs de la life sont partout et tout le temps. Et à 50 ans, on laisse ton utérus tranquille pour s'occuper de tes seins, à 70 ans de ton côlon. Quant à savoir ce que je
préfère...


kaka proute 23/05/2012 09:07


Bien dit, bravo! c'est hallucinant ce genre de questions indiscrètes. Comme si les rues étaient peuplés d'expert en démographie/ reproduction/ pédiatrie/ allaitement... Le plus drôle, c'est que
c'est les mêmes qui te diraient après "Trois enfants? Dis donc, mais vous allez vous arrêtez là j'espère".

MissLulle, Lulle pour les intimes 23/05/2012 13:58


Et une maman de 3 filles m'a parle du "nom, patrimoine familial par excellence qui s'éteint". C'est pas beau ça ! Allez, tous aux abris la conitude revient en force !