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Par Misslulle

  • MissLulle, Lulle pour les intimes
  • Petite et Fée-mère
(donc pas toujours dispo)
  • Petite et Fée-mère (donc pas toujours dispo)

Ce blog vit de tes commentaires mais en plus, si tu es gentil, il réalisera le fantasme caché de ta mère... Si ! 

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Peace Movement 2-noir

Psitttt... Je dois te dire...

Le contenu de ce blog n'est pas libre de droit, bien entendu.
Il représente un travail personnel (de qualité variable certes mais job tout de même) que je suis ravie de partager avec toi par ce biais.

21 novembre 2012 3 21 /11 /novembre /2012 08:00

PreAdo.jpgUn changement quasi imperceptible s’est opéré chez Lulu. Je ne me suis pas méfiée, je croyais sincèrement avoir le temps. Mais c’est là, il y a des signes qui ne trompent pas.

Une bonne odeur de sébum au petit matin.
Les radios réglées sur NRJ.
Des sauts brusques du volume sur les solos de guitare.
Des discussions à bâtons rompus avec le miroir dans la salle de bains.
Une énergie nucléaire et des irruptions colériques subites.
Une porte de chambre fermée.
Des désespoirs que personne ne peut comprendre.
Des tours de vélo, des matchs à la clairière entre potes.
Mes bandes dessinées, mes disques disparaissent.
Haaaaa…

Et puis, il y a aussi ce petit journal que je lui avais offert pour son entrée au CP. Je lui avais expliqué qu’il pouvait y noter tous ses secrets et le fermer avec sa clé. Il s’en servait pour faire ses dessins, me les montrait fièrement. En rangeant sa chambre (parce que même s’il la range, nous n’avons pas tout à fait la même conception du « fini »), je ramasse son carnet sous le bureau et, bien entendu, il tombe. Ouvert (Ben tiens ! Je ne peux décemment pas te dire que je l’ai feuilleté. Si ?).
« Ma mère est chiente » (sic)

OMG ! Mais il écrit ! Je suis très fière qu’il commence à s’épancher, à se rebeller aussi.
Mon Lulu si doux ! La première fois que je l’ai emmené au parc, il s’était mangé une gifle d’un truc rose avec des couettes. J’ai dû m’accrocher au banc pour ne pas les écrabouiller, elle et sa génitrice. Ses larmes m’avaient fendu le cœur, mais aussi son abandon devant la méchanceté et mon sentiment d’injustice. Pourquoi la morveuse ne voulait pas jouer au sable avec lui ? Je lui avais expliqué qu’il y avait des sales cons personnes qui préféraient être seules et méchantes mais que tout pouvait changer avec le temps. Ou pas. Cependant, lui ne devait jamais accepter un tel comportement et je l’autorisais à rendre toutes les vilaines surprises non désirées. Peine perdue. Mon Lulu était définitivement un grand nounours tout gentil… Machin lui ordonnait de pousser Truc, OK. Truc lui demandait de lui passer devant, OK. Bidule lui échangeait sa carte préférée contre une grosse daube, OK. Il le faisait. Mais le changement c’est maintenant !

A dire vrai, j’attendais le changement pour les 7 ans. Tu sais, l’âge de raison toussa toussa. En fait, c’est un mythe ou bien alors je me suis fourvoyée en imaginant un âge où l’enfant serait raisonnable, penserait par lui-même, discuterait sans hurler, finirait une conversation sans claquer les portes ou exploser toutes les marches de l’escalier. Alors quand j’ai découvert que la préadolescence débutait de nos jours dès 8 ans, j’espérais encore un peu. Bingo, les 8 ans sont passés ! Dans la douleur, la colère, l’insolence, l’insatisfaction permanente… Lulu a donc découvert que tout avait une explication et applique avec arrogance la méthode de la« réponse à tout qui ne répond à rien  (mais avec un « nanasse » muet à la fin) ».

Je pourrais être dans le déni, lui affirmer que la préadolescence est un âge marketing, que ça n’existe pas et donc n’excuse en rien son comportement. Maintenant tu files dans ta chambre ou j’t’en colle une !
Cette méthode ne fonctionne pas… Au mieux, tu as cinq minutes de silence qui ne suffisent pas à faire un entraînement de tai chi. Au pire, tu as remis une pièce dans la machine et tout recommence de plus belle.

 En vrai, il paraît que 8-12 ans, c’est l’affirmation du moi.
OK, alors, heu… C’est moi ou j’ai tout de même l’impression que je bouffe de l’affirmation du « moi » à toutes les sauces et à tous les âges depuis leur naissance ? Les 6 mois. Les « terrible two ». Les 3 ans. Les 6 ans. Toussa et encore plus. Bientôt, il y aura l’adolescence, la post-ado, le pré-adulte, l’adulte jeune, le pré-responsable… Ce qui peut t’emmener jusqu’aux 40 ans de ton fils, quand même !

Tu vois, j’ai seulement deux fils. Mais j’ai aussi deux bras et un cerveau. Alors, je vais peut être finir par casser la gueule au prochain qui me pond une nouvelle excuse pédagogique pour adoucir les angles. Oui, toi parent, tu aimes, tu soignes, tu ramasses grave, tu trimes et il n’y a pas d’autre solution. A tous les âges, ses découvertes. Mais quand tu les couches le soir, quand tu niches au creux de leur cou ton gros nez alcoolisé (c’est pour la patience), ce que tu sens s’appelle l’amour. C’est la plus belle des pilules. Et je ne parle pas contraception, même si c’est une maladie très contagieuse.

A quand les bonnes excuses pour les mères névrosées, alcooliques, fumeuses et en burn-out ? Parce qu’à ce jour, il n’existe que des constats… Navrants !

 

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12 juin 2012 2 12 /06 /juin /2012 13:50

PeintureExtrait1Quelle notion subjective tout de même ce temps. Il y a des minutes qui se déguisent en année, puis d’autres qui préfèrent filer vite, loin. Faut-il attendre d’avoir le temps ? Liquider les tâches ingrates pour espérer se libérer, avoir le temps de ? Sachant que le propre des impondérables est justement de surgir au moment le plus inopportun, n’est-ce pas se préparer le terrain pour une frustration majeure ? Ou bien faut-il prendre le temps, l’arracher tant bien que mal, le protéger des accumulations négatives ? Savourer l’instant volé, se gaver de son énergie positive pour affronter les plaies en latence ? Et puis aussi, pourquoi penser que l’attente est néfaste et génère automatiquement une suppuration ?

Je me posais toutes ces questions un matin. Nous avons couru pour arriver à l’école avant la fermeture des grilles, voyagé pendant beaucoup trop de minutes pour prendre de l’essence (activité oh combien rébarbative !) et enfin rentrés, il restait à déblayer la maison des ouragans matinaux. Je n’avais pas envie. MiniTeigne non plus. On s’est câlinés dans le canapé, lâches cherchant le réconfort mutuel, nous avons regardé le jardin et ses couleurs, les oiseaux en pleine activité printanière (extraordinaire pour ce merveilleux mois de novembre) et puis il m’a dit dans le creux de l’oreille « a peinture môman ? ».

Et c’était une riche idée ! Depuis combien de temps n’avais-je pas pris mes pinceaux ? Houuu… Je crois bien que même le Mini n’avait pas encore eu le moment de peindre. Je veux dire avec de la vraie peinture acrylique, pas celle à l’eau qu’est toute moche de toute façon. Je parle de celle qui glisse, qui scintille de mille feux, douce sous les doigts et qui sait prendre le temps de sécher, elle !

Alors nous avons, nous aussi, pris le temps d’installer notre laboratoire de couleurs : la jolie toile cirée, les pinceaux de différents poils, les couleurs primaires, l’assiette pour les mélanger, de grandes feuilles pour nos élans créatifs. Nous avons arraché un moment de pur bonheur à la course effrénée du quotidien obligatoire. MiniTeigne a passé plus d’une heure à mélanger, étaler, picoter les couleurs. Sur la feuille, dans l’assiette. Une heure ! Quand tu sais qu’une session d’activité de quinze minutes c’est déjà énorme, une heure c’est le début d’une passion pour lui. J’ai passé mon temps à le dévorer des yeux, je le trouvais si beau, si gentil et si appliqué (ben ouais, c’est moi qui l’ai fait !). Il m’a largement impressionnée par sa concentration et son silence, j’ai eu bien du mal à ne pas le déranger. Il n’a jamais cherché mon approbation, une quelconque directive. Rien.

Au bout de quatre dessins et deux assiettes, il a détaché son tablier, a disposé ses œuvres bien à plat sur la nappe, toujours silencieux. Il a contourné la table, a grimpé sur mes genoux puis m’a dit « ci, ci, pour môman et pis ci pour pôpa et pis ci pour mamie. D’accord ? ». D’accord. J’en ai toujours un de plus que les autres…

Et vous, le temps qui vous manque, vous le gérez comment ?

C’est ma première participation aux Mardis tout doux de Maman@homework. Une participation un peu honteuse, car il y a longtemps que je devais le faire. Longtemps que je voulais le faire. Et puis la semaine dernière, ce fut presque la fin par manque de participation. Par manque de temps. Enfin, tu vois où je veux en venir, c’est le cercle vicieux de l’égoïsme. J’adore, je lis les articles, je ne participe pas faute de temps et puis je pleure car c’est trop tard. Alors, voilà, je prends le temps ! Et merci au passage car j’aime ces Mardis tout doux.

Assiette

Peinture4

Peinture3

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23 mai 2012 3 23 /05 /mai /2012 07:00
5158661385_d00e452de9.jpgSauf si tu vadrouilles dans un autre pays, hémisphère voire une autre planète, tu auras remarqué que ces dernières semaines il pleut beaucoup. Mais vraiment beaucoup...
Passé l'optimisme rebel et l'effet euphorisant des premières balades sous le crachin breton avec ton beau ciré tout neuf et tes bottes à fleurs, il devient franchement difficile d'afficher son plus beau sourire de circonstance et de répondre très poliment à tes rejetons qui virent claustrophobes et dévédétosaures. Surtout que c'est mal la télé. Très mal, voire le mal absolu qui ouvre les portes aux ordinateurs, au web, aux consoles. Bouhhhh ! Et pourtant c'est tout de même salvateur. Oui, je confesse, devant la boîte noire, les greamlins sont calmes et je peux prendre une douche, préparer les gamelles (au choix) (faut pas rigoler tout de même) tranquille. Que même j'ai déjà enfilé mes oreillettes pour ne pas entendre la bande sonore. Mal, très mal...
Trêve de disgressions. Pendant ces longs longs jours de pluie, j'ai découvert puis pratiqué quelques petites merveilles, avec les minots. 
GruffaloFilmD'abord un petit film animé : Le Gruffalo ! C'est beau ! Un joli conte à partir de 3 ans (hum...) et à regarder en famille. Ici, il plaît à tous les âges. Une petite souris à la recherche de son déjeuner parvient par la ruse à échapper à un hibou, un serpent, un renard. Elle prétend avoir rendez-vous avec un Gruffalo. Pauvre renard, pauvre hibou, pauvre serpent ! Tout le monde sait qu'un Gruffalo ça n'existe pas. Ah ouais ? Le tout raconté par Zabou Breitman. Des dessins merveilleux, une musique féérique, des facéties craquantes. (File voir l'extrait en fin d'article, un régal !)
A l'intérieur du DVD, il y a un petit livret de jeux et coloriage en noir et blanc, au trait, facile pour le découpage.
De plus, ce film est issu d'un livre que souvent les minots découvrent en grande section et CP, alors profitez-en pour développer. Si c'est l'éducation nationale qui préconise, hein... Je ne suis tout même pas aller jusqu'au doudou. J'ai eu un peu peur, j'avoue. Déjà que PotoMoto sent chaleureusement la souris morte, je trouve ça de mauvais goût pour un Gruffalo...
Une collection de livres aux Editions Fleurus, qui éditent aussi les collections "P'tit Garçon" (le camion de Léon, l'hélicoptère de Pierre...) et P'tite fille (Chloé joue à faire le ménage, Lilou joue à la poupée, Lola joue à la dînette...) qui font rêver peut-être ta grand-mère. Chez nous, on boycotte ! Même si je reconnais qu'ils se sont un peu foulés pour les minettes dans les derniers livres parus. Ainsi, même ta grand-mère sait que les petites filles peuvent aussi devenir vétérinaire, fée, docteur ou princesse. Ha ha, t'es contente hein !
JApprendsDessiner.jpgBon, là, c'est la collection "J'apprends à dessiner", selon la méthode de Philippe Legendre (peintre, auteur, illustrateur et très efficace). L'idée est très simple (et efficace), limite tu sens l'art te consumer et tu penses déjà à ouvrir une galerie à ton nom. A partir de formes basiques, voilà 4 étapes qui te montre comment les assembler pour en faire de vrais dragon, princesse, chevalier ou autre. Il y a une cinquantaine de thémes parus allant de la crèche de Noël aux animaux, en passant par les contes, y'a plus qu'à...  
Ici, nous nous sommes régalés de dragons et de regards médusés lorsque Spiderlulu les offrait à son entourage. Bluffant ! J'en connais un qui va se les coltiner tout seul ses cartes d'anniversaire cette année...
Sinon, je t'aurais bien parler des applications ipad d'enfer que j'ai trouvées, mais... C'est mal !
LuluDragon.jpgLulledragon.jpg
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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 07:00

- Fils, il est grand temps que tu te reprennes. Ce n'est pas avec des
notes comme ça que tu vas réussir dans la vie. Bla bla bla... Huit heures par jour... Un métier que tu aimes. Bla bla bla... C'est dur... Des études... Apprendre à travailler et le goût de
l'effort ! (Je suis envoûtée ! Au secours ! Que ma mère sorte de ce corps !)


- M'en fiche ! Moi, j'veux faire clown quand je serai grand.


- ... Clown comme dans un cirque ? Avec un nez rouge et un chapeau ridicule à fleurs ?


 


Le dîner s'annonce aussi gênant que l'heure de devoirs passée. Lover me regarde perplexe puis me supplie secrètement de nous sortir de ce sac de
merde ce guet-apens pédagogique.
Toi qui a déjà souffert de l'accouchement, des regards suspicieux des médecins parce que tu as une semaine de retard sur le calendrier vaccinal, ou encore des hochements de têtes condescendants
des maîtresses parce que ses chaussures toutes neuves sont déjà trouées après 2 récréations. 2 ! Oui, toi, tu sais... Tu sais qu'il existe des moments exclusivement réservés aux parents, aux
tuteurs, aux adultes responsables où ils ont 80 % de chances de se bousiller l'ego et leur foi en l'amour inconditionnel familial.
Et bien, nous y sommes ! Où devrais-je dire j'y suis jusqu'au cou : Lover a dégainé son regard de Pet Shop puissance dix, MiniTeigne... Pff... Le mini, on verra quand il développera son
vocabulaire au-delà du monosyllabique contestataire.


 


- Ouais. Et puis, j'aurai des chevaux, des acrobates et des jongleurs !


 


! Cling ! Bonjour, je suis ton inspiration.
Je la sens, elle est là. Je n'ai plus qu'à ouvrir la bouche et, comme d'habitude, elle me sauvera une nouvelle fois d'un mauvais pas. Je peux affirmé qu'en effet je ne mens jamais, mais mon
esprit narratif parvient régulièrement à détourner des vérités anxiogènes et fertiliser un terreau passablement pourri pour en faire un jardinet confortable et agréable. Je peux alors m'étendre
parmi ces graminées sans peur d'oublier les faits. Parce qu'entre nous, mentir c'est aussi s'exposer à un retour de bâton lors d'une défaillance de la mémoire éléphantesque exigée ou d'un
trop-plein de détails inutiles. Ventre bleu, tant d'efforts m'épuisent !


 


- Mais c'est fantastique mon Doux ! Quel merveilleux projet ! (Il faut dire que dans la liste nous trouvions précédemment moto-pizza, homme de ménage et conducteur d'avions de vacances)
J'apprécie ton courage, car il en faudra pour relever tous ces défis et mener à bien ton rêve. Cependant, je te l'affirme, tu auras besoin de savoir t'exprimer clairement et correctement ne
serait-ce pour chercher des fonds et réaliser ta communication. Je te conseille de faire un petit master en communication après ta fac de lettres. Et puis continue à bosser tes maths, c'est
la bonne porte d'entrée pour la fac de médecine et l'école vétérinaire. Et bien oui mon Doux, tes chevaux, tu voudras bien les nourrir et les soigner, non ?


- Mais Môman, j'aurai des gens pour m'aider !


- Mmm... Oui, très bien... Tu as raison, il faut savoir déléguer et travailler en équipe. Enfin, je dis ça... Tu l'apprendras pendant tes cours de management. C'est important un bon patron, ça ne
court plus les rues. Les employés butinent d'entreprises en sociétés en quête de développement personnel ou de la sainte carrière. Mais si tu parviens à leur offrir tout ça, bravo ! Quelques
diplômes en comptabilité et en finances te seront également d'une grande aide. Tu ne voudrais tout de même pas confier ton argent et tes trésors à de parfaits inconnus ! Bon, je crois que j'ai
fait le tour. Quelque chose à ajouter ?


- ...


 


Je savais bien que je pouvais au moins compter sur mon bagout.. Bon, j'ai comme une petite faim, moi.


Et vous, vous les gérez comment ces moments-là ?
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6 février 2012 1 06 /02 /février /2012 08:00

normal_poupee-princesse-disney-1.jpgC'est beau un parc en hiver, on a de la place pour voir la nature. Si le soleil décide que c'est ton jour de chance et te noie sous la douce chaleur de ses caresses, qu'importe le reste, la vie est trop belle. Oui, elle est belle malgré le chien de ta mère et le reste. Malgré celui qui garde les enfants pendant leurs siestes ou celui qui t'espère. Je suis ici, loin de tout ça et je respire, contrairement au chien.

Il est doux de se retirer de la ville un instant, une heure ou deux, pour plonger à l'air libre dans un merveilleux livre ou une contemplation sereine. Pour la sérénité, j'aurais sans doute dû m'expatrier un peu plus loin des jeux, des enfants et des adultes consentants. C'est logique que les seuls bancs encore libres soient près de ce monde sans foi ni loi, quel sain d'esprit pourrait se détendre près d'un stand de tirs ?

 

- "Tu lis quoi ?"

Mais qu'est ce que c'est ? Un truc rose avec des carottes au bout du crâne, des tâches de rousseur sur une lune souriante aux grands yeux verts. Elle est jolie le gnome. Prudence, ça sent la mafia du coeur."Elle est pas là ta mère ?"

- "Non. Aujourd'hui, c'est papa."

Hou laaaaa, ça sent le plan foireux... Plusieurs possibilités mais aucune de bonne, vite va-t'en, fuis.

- "Ma mère, elle m'achète toutes les princesses."

Trop tard. Bon, allez, tu abrèges gentiment et tu files au bar le plus proche.

- "Quelle idée. Pour quoi faire ?" Abréger c'est couper court à toute discussion, sans question, ni ouverte ni fermée.

- "Pa'ce que cé zoli les princesses."

 

Ah ouais, et tout ce rose ne te donne pas la gerbe ? Parce que personnellement, depuis ma première BiBar, je ne mange plus de barbe à papa. Et puis Poulette, c'est tout de même un peu de la foutaise !  Les princesses, le rose, les contes de fées, on en fait ce qu'on veut, ils te font rêver petite, espérer adolescente et pleurer le reste de ta vie. Ouais. Quand tu seras femme, tu auras déjà intégré que le Prince Charmant n'existe pas. La preuve ? Il a les mêmes initiales que Petit Con. Il y aura bien des mâles pour te faire perdre la tête, sûrement un plus fort que les autres, un autre avec qui tu auras envie de construire une famille de poupées, une maison en lego, voire un potager en kit, mais... Le Prince Charmant n'existe pas ! On ne l'a jamais vu garder ses enfants, passer le balai avec Cendrillon ou encore cuisiner avec Peau d'Ane. Qu'est ce qu'il a de charmant le Prince ? Le fric, ma belle, le fric. Il extirpe la princesse, qui forcément est pauvre et malheureuse avant de l'avoir rencontré, de sa condition de femme d'intérieur. Elle en a de la chance la chienne, lui en a les moyens, mais que dire de la nourrice, la cuisinière, les servantes qu'il embauche à la place ? Et puis que dire du collant du Prince ?

 

- "Et tu n'aimes pas les playmobil ou les puzzles ?"

- "Si. Z'ai un puzzle de Cendrillon et des pémobil de princesse !"

- "Oui, mais je veux dire des jouets sans le mot princesse dedans..."

- "Prince ça compte ?"

- "Ton père t'appelle..."

 

J'espère au moins qu'elle possède autant de princes que de princesses, ça fichera moins le bordel aux pays des zouets.

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30 janvier 2012 1 30 /01 /janvier /2012 13:10

cassons_les_cliches.jpg

Au détour du passage Vandrezanne, un truc jaune vif m'uppercute mon neurone. Mais qu'est-ce que c'est ? Les clichés, des mômes ensemble qui cassent, mais c'est une révolte ? Tiens, tiens, tiens, allons voir ma belle si la rose et le chou ont un truc à m'apprendre.

Au quotidien, nous luttons chacune avec notre cœur et le reste pour une équivalence femmes-hommes plus juste. Que ce soit ce maudit plafond de verre, le salaire, le regard ou tout simplement la gestion du foyer et des greamlins, tous ces débats, ces explications de textes s'appuient sur nos vies de femmes. Mais qu'en est-il pour les filles-garçons ? Bien entendu, chacune exprime son agacement devant les jouets, les métiers sexués et pourtant… Et pourtant rien ne change. Les catalogues de jouets restent identiques à ceux de mon enfance (même si  je suis très souvent agréablement surprise des choix des enfants), il y a toujours 99 % de garçons dans les secteurs de l'électricité, électronique et mécanique (je pense souvent à ma copine Mercedes, mécanicienne  -si, si- seule au milieu de tous ces garçons).
À partir de quel âge doit-on apprendre à nos enfants l'état d'Homme, Homme : genre bipède doté d'un cerveau, d'une conscience et de sentiments. Parce que même si les petits connaissent la différence sexuelle entre la fille et le garçon très tôt (et encore, MiniTeigne a deux ans et ne sait pas s'il doit être un ou une), ils n'ont pas conscience d'être différents. Ils mangent, crient, courent, re-crient et travaillent ensemble. De la même façon. Je me souviens parfaitement de l'air pantois de SpiderLulu lorsque sa maîtresse de l'époque lui a expliqué qu'il ne pouvait pas gifler en retour sa camarade (je déteste ce mot en milieu scolaire, c'est neutre, c'est mou. On a des amis et des "camarades" à l'école, il faut le savoir). Donc, il ne pouvait parce que c'était une fille et outre le fait qu'elle n'ait pas la même force qu'un garçon, on ne frappe JAMAIS une fille. Ah bon ? Parce que mon père à moi, oui ton grand-père mon chéri, m'a toujours dit "ne fais pas aux autres ce que tu ne veux pas recevoir". Autrement dit, si tu ne veux pas t'en manger une, cours vite ou n'en donne pas... Comment ça, c'est pas pédagogique ?

Alors finalement, comme je me sens investie d'une mission des plus sérieuses depuis que j'ai pondu (c'est de moi dont je parle, j'ai le droit...) deux garçons, je trouve cette opération sympathique et fort utile. (Surtout quand tu t'es cassée deux jours en week-end avec ta pote et que quand tu rentres, c'est le Bronx rangé différemment et que tous les trois calment à coup de pâtes un grand sentiment d'abandon ... Il faut vraiment que ces trois petits hommes sachent vivre seuls... Trois ? Oui, deux plus le père. La culpabilité nuit à la santé, l'ulcère ne sera bientôt plus remboursé par la sécurité sociale.)
Ne faut-il pas prendre le problème à la source ? N'est-il pas important que l'école continue mes nos efforts éducatifs, que nous soyons secondés dans cette lourde tâche. Parce que c'est tout de même très lourd… Même à deux. Alors, si l'école pouvait aussi mettre la main à la pâte, hein. De plus, je découvre dans le livret pédagogique qu'il existe aussi des sexismes scolaires inconscients. J'y ai appris par exemple que non seulement les garçons sont "plus souvent et plus longuement interrogés que les filles, et encore plus en mathématiques", mais aussi que l'objectif des interrogations diffère selon le sexe : aux garçons de pousser la réflexion, aux filles de rappeler les connaissances. Allez feuilleter les livrets, juré, c'est intéressant et non rébarbatif. Il y a même des jeux pour les grumeaux. Profitez de l'occasion pour faire ensemble le test de Monsieur et Madame Ours. J'avoue l'avoir réalisé selon les règles avec SpiderLulu, inquiète du possible sexisme inconscient de notre éducation. Ben quoi, même les maîtres ont du mal à s'en rendre compte... Finalement, le résultat est édifiant : selon ma boulette, tout le monde peut faire tout ce qu'il veut mais...

 

Mais c'est Madame Ourse qui donne le biberon. Pourquoi ?
"Et bien Maman (là, j'ai failli entendre Ma Pôv'), c'est la femelle (oughhh) qui fait les bébés."
D'accord Chéri (nannn, retiens-toi...), mais là Madame Ourse n'est pas en train d'accoucher, elle donne le biberon.
"Ah oui, je n'avais pas vu."
Mmm...

 

Mais c'est Monsieur Ours qui porte l'écharpe tricolore. Pourquoi ?
"C'est les hommes qui jugent."
OK, OK, mais ici il s'agit de représenter la République, d'avoir une fonction pour le pays en tant que Président, pour la ville en tant que Maire. Les femmes peuvent faire ça, non ?"
"Non. Nicolas c'est un garçon"
Oui, mais le Maire d'Epinay est une femme. Des femmes sont ministres aussi, alors pourquoi pas Présidentes ?
"Ben... Chais pô... Pourquoi pas, oui..."
Donc finalement, c'est pas gagné, parce que même s'il adore ses tee-shirts roses ou ses chemises à fleurs, s'il joue à la poupée ou aux toupies de combat, la dite poupée n'est pas encore qualifiée pour diriger une ville ou pire, un pays. Qu'est-ce qu'ils disaient les livrets ? Et ils animent aussi les fêtes d'anniversaire ? Bon, tout se passe à Paris, et si tu n'es pas parisien, tu fais comme moi : tu télécharges ! Génial, ça tombe bien, il y a aussi des histoires et une liste de livres pour approfondir le thème. Allez chéri, n'aie pas peur, Maman aussi sait approfondir la réflexion. Viens, ça ne fait pas mal. Tu veux un bonbon ?

 

Message personnel : Selon l'étude "Travail masculin non rémunéré et divorce" (mai 2010), les risques de divorce se trouvent considérablement diminués dans les couples où le mari participe activement aux tâches ménagères. Dingue, non ?

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8 juillet 2011 5 08 /07 /juillet /2011 08:00

EnceinteEnSoirée

 

Vacances, j'oublie tout... Enfin presque...
Cet été, autour de moi, les bébés fleurissent plus vite que mes roses trémières. A l'approche des cocktails, des apéros et des grosses chaleurs, je ne peux que pensez à vous mes petits kangourous. Je me suis promis de ne rien vous dire de dégueu, mais je peux tenter de vous les dessiner. C'est moins grave !

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5 mai 2011 4 05 /05 /mai /2011 10:00

ElouanEtoileBand.jpgJ'ai les boules, les glandes, les... Enfin, c'est glauque quoi.
Après deux jours de garde-malade, ou plutôt de garde-monstre et monstre malade, je n'en peux plus. J'ai même hâte d'aller au job, c'est dire ! Au début, je conçois avoir cédé à ma panique "oh-mon-dieu-il-souffre" comme toute maman possessive qui se respecte. Je ne PEUX pas laisser ma teigne loin de moi, dans d'autres bras que les miens, quand il atteint les 39 °C et qu'il geint à n'en plus finir. Je me sens juste... écorchée. Mais après, qu'est-ce qui me retient de partir en courant, hein ?
Parce qu'après, c'est une énième nuit blanche, de multiples changements de literie, une journée avec trois jambes et onze kilos en plus à droite ou gauche, une nouvelle nuit blanche. Mais ma teigne d'amour va mieux, et moi... Pfff... Je suis juste épuisée, morte, HS. Vivement le job, moi je vous le dis ! C'est plus calme. Je me demande si c'est tout à fait commun d'avouer se reposer au travail. Je ne comprends pas ce que j'ai fait de mon temps durant ces deux jours. On m'a volé mes minutes, mes heures. J'aurais pu lire, dessiner, faire la sieste sous le mini figuier ou même devant Hercule Poirot. Rien. La maison ressemble à un champ de mines, même Bulle le chat n'ose plus entrer de peur de se faire attaquer par un train bruyant, des legos qui blessent les pieds nus ou des jets de cuiller intempestifs. Les repas ne ressemblent à rien, même pas de crêpes pour le goûter du Pou qui fait donc la tronche en rentrant de l'école. Et puis, je ne peux pas lui cuisiner car les courses sont encore dans les rayons de La-Vie-Moins-Chère. Quelle angoiiiiisse ! Je crois qu'il manque un chaînon à ma vie bien huilée, celui qui lie le cerveau aux actions. Je ne peux pas dire que j'ai zoné, j'ai été absorbée par un autre ego, bouffée toute crue parbleu !

Bon, je vais me requinquer, je vais remplir la feuille d'impôts trouvée dans ma boîte aux lettres. C'est un peu comme jouer au Bingo, tu mélanges les chiffres, tu remplis ta grille très vite et tu croises les doigts pour ramasser le remboursement de quelques échéances prélevées d'avance. C'est glauque aussi. Finalement, je devrais commencer à jouer au loto, j'ai plus de chances de toucher le jack pot.

 

 

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25 avril 2011 1 25 /04 /avril /2011 10:00

bad-kid_bloblo.jpgJ'aime pas les enfants qui me tirent la langue sur l'autoroute. Surtout lorsqu'ils le font avant moi.

Souvent, ils ne sont même pas drôles et ne prennent même pas le peine de grimacer. Des fainéants, je vous dis. Ils ne conduisent pas, ne supportent pas les remarques désobligeantes quant à votre façon de conduire ou la musique sélectionnée (ces remarques s'adaptent au siège que vous occupez au moment crispant), ne répondent pas patiemment toutes les demi-heures "bientôt mon chéri". Alors je pense qu'ils pourraient au moins être plus créatifs ! Et des grimaces rigolotes, franchement, c'est le minimum syndical !

Merci de soumettre à vos enfants des jeux interactifs. J'entends avec les autres voitures, il faudrait être sacrément masochiste pour de surcroît jouer le GO pendant tout le trajet... J'y ai bien réfléchi (je suis certaine qu'il y a encore des options à développer, lâchez-vous, je ne le dirai à personne) et je propose :
- des affiches à messages que les minots placarderaient sur leur vitre au moment où vous doublez le Grand Picasso qui déborde et ne roule pas très droit (normal, le padre hurle sur les passagers à l'arrière. Il est peut être aussi juste un pauvre conducteur en voyage de noces avec sa femme qui découvre horrifié qu'ils transportent 3 miniatures de voyageurs clandestins). Bon, les affiches sensément seraient à varier et à écrire par les enfants (free hugs, RDV sur la plage, TKT c pa lon, T moche, tu fuis...) ;
- des concours de grimaces soumis à votes externes (penser à prévenir les autres voitures de se munir de sa petite ardoise effaçable pour les notes, le péage pour remettre un paquet de caries aux gagnants).
J'oublie le jeu du relais, peut être un peu dangereux...

Quand je pense au temps que les parents consacrent au développement équilibré de leurs petites mouches blondes, le tout au détriment de l'ennui qui reste une source essentielle de créativité personnelle, et que ces petites crottes chéries sont incapables de vous amuser en retour durant ces moments de longue agonie du kilomètre. Rage !

Révolte-toi parent ! N'adoucit pas les heures de route et réclame ta part de drôle. Pour l'émouvant, ils pourront bien attendre le bout du voyage, au moment du pique-nique nocturne sur la plage, du câlin du matin ou de la réflexion signe d'émancipation de 10 heures. Courage, je compte sur toi !

 

Mmm, à méditer...
Peut être est-ce la solution, lui laisser les clés...
Et celle-ci pour le plaisir :
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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 10:39

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J'ai quelques bijoux offerts, achetés, chinés ou encore hérités. Mais tous ont un point commun : je ne les porte jamais. C'est comme le maquillage ou autres cosmétiques. J'aime leur packaging, leur design, le petit bruit à l'ouverture ou à la fermeture. Me réveiller devant cet étalage de couleurs dans ma salle de bains me ravie tous les matins, mais... Je ne les utilise pas. Et puis, un matin, la couche de poussière les ayant rendu ternes ou opaques, d'une main vengeresse je les pousse dans la poubelle en me jurant que cette fois, c'est terminé. Mon oeil !

Alors, quand je vois que mes bijoux réussissent à s'offrir une deuxième vie, je ne peux que me féliciter de les conserver. C'est Lover qui va être content... Je me demande s'il m'offrira encore des bijoux. Et puis, il va falloir que j'explique aux greamlins pourquoi ils ne peuvent pas sortir avec les trucs de leur maman. Pour l'instant les règles de sécurité des structures d'accueil m'arrangent bien. Oui, je fuis encore et alors !

 

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