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Par Misslulle

  • MissLulle, Lulle pour les intimes
  • Petite et Fée-mère
(donc pas toujours dispo)
  • Petite et Fée-mère (donc pas toujours dispo)

Ce blog vit de tes commentaires mais en plus, si tu es gentil, il réalisera le fantasme caché de ta mère... Si ! 

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Peace Movement 2-noir

Psitttt... Je dois te dire...

Le contenu de ce blog n'est pas libre de droit, bien entendu.
Il représente un travail personnel (de qualité variable certes mais job tout de même) que je suis ravie de partager avec toi par ce biais.

26 avril 2011 2 26 /04 /avril /2011 10:00

BibaMai2011.jpgLe week-end dernier, j'ai eu une révélation. Non, je n'ai toujours pas compris comment pouvait être mère et vierge, mais je persévère.

Comme je l'ai déjà dit sur quelques posts too moches, j'ai quelques défauts majeurs. J'ai beaucoup de mal à entretenir mes relations dans le rythme attendu. Pourtant, je me motive, je rame, je trime pour retenir toutes ces petites choses que chacun aime et espère, et au final j'oublie tout assez vite. Mon rythme s'impose, lent et avec beaucoup d'écho. En même temps, à bientôt 37 ans (c'est tendance de lâcher son âge sur son blog, je m'adapte..) (et mon anniversaire c'est le 7 juin, si tu n'as pas d'idée cadeau, en voici une), donc à bientôt 37 ans, mes amis pourraient arrêter de me réprimander (même avec le sourire) (quoi, c'est chiant les parenthèses) et de considérer que ma nature est telle et que maintenant c'est foutu pour changer et que... Voilà quoi !

On parle de mes défauts et je devine vos oreilles subitement attentives, c'est bas comme comportement ! Sache tout de même lecteur que mes défauts ont vite trouvé du répondant auprès de mon cercle proche. Par exemple, je suis toujours en retard. Demande à Big Boss ! Et puis aussi à Lover ! Je suis arrivée à notre premier rendez-vous avec... 3 heures de retard ! Et pourtant il était là et m'a épousaillée. Le jour J, j'étais bien à l'heure (merci Papa), j'avais si peur qu'il s'en aille qu'il fallait en finir au plus vite. Depuis, nous nous accordons : il part toujours avec son heure d'avance mais lit l'heure sur ma montre qui retarde... Et mes amis, ces fourbes, ont bien compris et me fixent rendez-vous avec une heure d'avance ou arrivent en retard eux-mêmes. Elle est pas belle la vie ?

D'autre part, je n'offre pas mon temps, je l'investisdans des valeurs sures : du beau, du bon, de l'humanisme. Alors évite de me questionner pendant 3 mois à propos de la couleur éventuelle de tes paupières cet été ou du sens caché du dernier texto de ton ex ex ex ("ta gueule" = ta gueule, "casse-toi" = casse-toi). D'ailleurs les questions existentielles, je me les réserve pour mon temps libre, à 3-4 heures du mat pour éviter d'ennuyer Lover qui dort très bien, lui.

Je suis aussi la Reine des Gaffes. Si, si, imbattable. Comme la fois où je me dirige vers ma très très jeune (c'est important pour mon excusel'histoire) collègue et son ordinateur. J'aperçois un homme mûr en fond d'écran et je m'écris dans l'open space "Hooo, c'est ton papa ?" "Non, c'est mon amoureux." Solitude. Alors, hein ? La reine, je vous l'assure.

Je ne mens jamais. Si, si, c'est encore un défaut. Car, même si maintenant je ne rends plus la robe qui n'a pas été enregistrée à la caisse, mentir quelques fois pourrait m'éviter de blesser plus qu'il n'en faut. Depuis, devant un torrent de larmes potentiel, j'omets quelques indications, je détourne la question ou je dilue. Et puis mentir pour moi, c'est synonyme d'encombrements et ça, j'adore pas. Je vois bien de ma terrasse que certains portent sur leurs frêles épaules les karmas de moult générations de tromperies et d'excuses en tous genres. Il est un fait avéré que j'admire aussi cette faculté de se souvenir de chaque mensonge prononcé et de s'y tenir. Très peu pour moi, ça me gonfle. Serait-ce (enfin) un côté positif de ma fumisterie légendaire ?

Ce dont je n'étais pas consciente, c'est d'être une garçonnette avec option sémiologue enthousiaste du parlerLadyBugs.JPG homme. Ce ne peut être que vrai puisque c'est Biba de mai qui l'affirme. D'abord j'ai été largement vexée, je l'avoue. "Hey l'aut' ! Nannn mais ça va pas !" J'ai acheté des escarpins rouges avec des coccinelles dessus, j'étale mon eye-liner et mon massacra tous les matins, je dope mon visage et mon buste de presque quadra avec des fucking sérums antirides, je lis tous les régimes possibles et j'angoisse du maillot de bain (enfin bientôt, dès juin). Alors excuse-moi Biba, mais je suis bien girly tout de même ! Et puis, après une pause clope faute de mieux et une séance d'observation des us de Lover, je me souviens d'une bonne blague de Cécile "Alors, c'est sympa de vivre avec son meilleur pote !" Hum. Peut-être serait-il intéressant jolie Libellule que tu te penches un peu sur le sujet et que tu finisses la lecture des résultats. On dirait que "l'homme" est votre langue maternelle. vous la parlez sans accent, en comprenez chaque sens et double sens. L'auriez-vous apprise, jeune, durant des summer camps, ou plus tard comme expat' ? La vérité, la voilà : vous êtes une garçonnette. A traîner en baggy-sneakers avec des mecs depuis toute petite, vous êtes devenue... l'un des leurs !" Hey, tu sais quoi Biba, je te kiffe pas et tu me brises mon karma. je suis très très en colère.
Ce qui me console c'est qu'à un rond prêt je parlais l'homme couramment. Si c'est en deuxième position, c'est forcément plus mitigé, non  ? Et s'il y avait des compliments à y gagner... Voyons donc. En sémiologue enthousiaste, vous vous plongez dans les dicos afin de comprendre leur drôle de langage... Ils peuvent difficilement vos tromper : vous voyez clair dans leurs (jeux de) mots. Et pour une raison simple : l'homme est un réel sujet d'intérêt pour vous. Finalement, je crois que je suis totalement équilibrée comme fille : je ne me prends pas la tête comme les filles, je suis plutôt cash comme un homme, je suis curieuse comme les deux et ouverte (sans ambiguïté sexuelle, merci) et même que je suis une bonne amie. Et c'est vrai, c'est mon Biba chéri qui le dit !

 

FeministePunk.jpg Et si j'étais le résultat d'une OFM -organisme féminin modifié- destiné à survivre dans un monde de brutes ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Si le coeur vous en dit, voici le test (et les résultats... je ne suis pas chienne quand même !)  . Prends-en soin, c'est du fait main !

Et puis, fais-moi partager tes résultats, ce serait sympa.

 

Page1.jpgPage2.jpgPage3.jpg

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8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 12:00

AfficheJoanBaez.jpgIl y a des personnes, des choses qui traversent votre vie et puis d'autres qui s'y incrustent et vous poursuivent ou vous entraînent. Mathématiquement parlant, si la vie était linéaire (ça se saurait, je sais), il y aurait des perpendiculaires et des parallèles. Heu... Vous êtes encore là ? Ben oui, je suis nulle en maths, je déteste, sauf les casse-têtes et le côté historique. On a les compétences qu'on cultive, non ?

Tout ça pour vous dire qu'une de mes parallèles est la musique, notamment celle de Joan Baez. J'ai été bercée avec Baez, Cohen, Simon and Co. Je me suis affranchie de l'autorité avec du Baez (bigre !). J'ai fumé, bu et aimé avec du Baez (sans jeu de mots). Et puis, j'ai bercé à mon tour avec... Joan Baez! Alors forcément quand ma parallèle remonte sur scène, dans une salle intime, à Paris, et pour l'anni de Madame M., oui forcément je fonce réserver mes 2 places : une pour toi, une pour moi, Lover ? Il n'aime pas les concerts...

Donc soirée revival avec ma mère. T'y crois toi ? Abonnée aux plans galères depuis des lustres, je me suis habituée mais ma mère, elle, n'est pas prête. Alors, Monsieur le Destin, si ce soir tu pouvais favoriser mon karma et évacuer toutes les forces négatives pour que Mum puisse voir son idole, ça serait cool. Depuis un mois elle me demande le plan d'action de la soirée, me décrit tous ses essayages vestimentaires, elle est drôle mais c'est long. Un mois, quoi ! Alors le matin du jour J, je craque et je check quand même. Voiture : OK et avec le plein. Billets : OK. Kleenex : OK. Combien ? Deux paquets, j'en ajoute deux autres. Carte de stationnement : OK. GPS : et puis quoi encore ! C'est Paris, pas la toundra de l'Oural. 7h du mat, je décolle. Grrrr, cinq kilomètres et je suis déjà dans les embouteillages... La journée va être longue, j'ai prévu deux heures d'embouteillage, c'est juste ou pas ? Parce que Paris pour moi, ça se vit en transports en commun, sinon tu ne peux rien apprécier.

J'arrive encore en retard au job mais juste à l'heure pour le premier appel de Madame M., "oui, c'est le grand jour, rendez-vous à 18h pour un petit verre et puis en route" "tu es certaine qu'on aura le temps ?" "Mmm, ça va être difficile, mais je pense qu'on peut réussir. Tu sais les Grands Boulevards, ce n'est pas très loin de Place d'Italie." Deux heures plus tard, deuxième appel. "Je crois qu'il est préférable, ma puce, d'y aller directement. J'ai peur d'être en retard". Mmm, la journée va être très longue. Dernier appel à 16h, "mon coeur, je ne veux pas te déranger, je suis juste à côté de ton bureau" "Ok Maman, mais on a rendez-vous dans deux heures..." "Ne t'inquiète pas pour moi, je sais m'occuper, voyons !" Mouais, je ne m'inquiète pas pour elle mais plutôt pour moi, il faut l'avouer. Je suis sûre qu'elle sera dans mon bureau dans une heure. Gagné ! Elle plane tellement qu'elle ne me reconnaît même pas lorsque je lui ouvre la porte, elle me demande avec une petite voix appliquée "Je m'attendais à voir un monsieur, je me suis peut être trompée d'adresse ? J'ai rendez-vous avec ma fille." C'est clair comme du jus de chaussettes ! Heureusement que c'est moi qui lui ouvre ET que je suis seule à l'étage pour l'instant ! Ma maman ne s'est jamais droguée, inutile, elle est tombée dedans quand elle était petite. "Oui, Mum, c'est moi, entre." " Ohhh ! Je ne t'ai pas reconnue tu es si grande, tu mets des talons ?" "Heu... des fois, surtout quand je me sens grosse..." Elle ricane, puis elle parle, elle pleure, elle parle encore, le concert est dans trois heures et elle stresse grave. Je lui propose une tisane mais elle préfère le café, si si, elle y tient. Faut bien tenir à quelque chose, hein. Pour l'instant je me concentre bien pour tenir la distance, alors...

Le job est fini, direction la voiture. Je case ses sacs, ses emplettes, ma mère et direction Bonne Nouvelle. Je mets la radio pour la détendre, ma mère ne conduit plus mais critique très bien, freine fermement du côté passager, s'accroche à chaque virage et crie aussitôt qu'une voiture se tient à ses côtés. Je ne parle même pas des motards ! Tiens, quelle bonne idée ! La prochaine fois, je la sors à moto, avec le casque je ne devrais pas l'entendre. Comment ça je n'ai plus de moto ? Note pour plus tard : revendiquer l'urgence d'une Ducati (noire mate) !

Première phase accomplie, la voiture est garée, Madame M est toujours vivante et continue de soliloquer pendant que je recherche rageusement mes cigarettes dans mon big big sac. 'tain, mais elles sont où, arghhh. "Tu sais, ma chérie, je mangerais bien quelque chose car les émotions me creusent." Ah ouais. Mais moi à 18h30, je boirais bien un verre, on peut trouver un bar à tapas pour un compromis. "Non non, ohhh, regarde celui-ci, il a l'air magnifique." Oui, la Belle Ville est un cadre exceptionnel. C'est une ancienne maison close qui a gardé son escalier colossal et un plafond en mosaïque, auquel on a ajouté des guéridons jolis mais inadéquates pour mes jambes qui n'ont su trouver leur position. Et puis surtout, c'est un restaurant et JE n'ai pas faim. Mais elle semble s'en ficher, elle a déjà repéré le foie gras avec le réduit de coca. Bon, résistance passive, je commande donc un verre de chablis accompagné de croustillants de crevette. Les plats arrivent, se heurtent sur la table lilliputienne. "Le verre de vin ?" C'est pour moi, ça ne se voit pas ? Donne, je vais le tenir, merci. Je savoure en tentant de décrypter la frise faite à la main mais avec du coeur. En fait elle me donne un peu mal au ventre, elle parle d'estomac, de digestion, de langues entremêlées... 'tain ! C'est dégueu ! "On pourrait avoir l'addition" Hein ? Mais qui parle ? Quoi, on s'en va ? "Et bien oui chérie !" Elle a encore oublié Nanasse à la fin...

Nous sommes devant la salle, elle me transperce le bras avec ses ongles. Un homme me demande si je vends mes places. J'hésite de lui proposer d'accompagner ma mère, et puis non, c'est mon spectacle à moi aussi ! "Fais attention chérie, on pourrait nous attaquer pour nous prendre nos places." Mais pourquoi n'a-t-elle pas bu ? Nous grimpons les escaliers, nous nous écroulons dans nos fauteuils en velours rouges, les spectateurs affluent et je les observe. J'avais peur de me trouver dans une concentration Power Flower, une soirée de vieux chevelus sur le retour (et très envie en même temps, mais ça ne se dit pas paraît-il. Alors, je ne le dis pas). Oui, il y en avait quelques uns mais pas que ! Des enfants bercés par du Joan Baez, emmenant leurs propres rejetons (écoute, Papi me jouait cette chanson à la guitare), leurs géniteurs (tu te souviens quand je te chantais celle-ci ?), leurs amoureux (et puis celle-ci, les paroles sont si puissantes !), leurs meilleures amies (elles ont appris les paroles par coeur et lèvent le point haut et fort). Ils sont tous là et nous sommes magnifiques. Pendant plus de deux heures de chants, Joan Baez a transmis joie et amour à plusieurs générations, nous a offert des souvenirs et rééquilibré nos énergies. Quelle belle dame !

En s'arrachant de la salle, le calme règne. Il n'y a pas de bousculade, les spectateurs sourient et restent silencieux (même ma mère !). Chacun observe timidement les autres, tient les portes, chantonnent. Il s'est passé quelque chose dans cette salle. C'est palpable. C'est bon.

 

Pour info, un nouveau passage au mois d'octobre au Grand Rex : ici

Mais en attendant quelques petits instants de pur bonheur.

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31 mars 2011 4 31 /03 /mars /2011 22:00

wonder-womanSpiderLulu, bientôt 7 ans
"je t'aime fore"
Et bien en fait, chéri, il y a une faute. On dit un homme fort et une femme... Roulements de tambours...

"Nulle ?"

 

Boum ! Comme ça, sans crier gare, la chair de ma chair, la sueur des étoiles a réussi à me scier les jambes ET à me scotcher la bouche avec du triple renforcé. Aurais-je loupé quelque chose, sauté le chapitre "comment éduquer son fils sans en faire un macho" ? Sa certitude que toutes les filles sont des boulets parce qu'elles sont moins fortes (sic) est-elle déjà irrévocable ? Qui est le terroriste qui lui a bourré le mou derrière mon dos ? Allez, un peu de courage et que le monsieur se dénonce. Je te donne rendez-vous derrière la gare à 19h00, viens tâter de mon kick un peu.
Bon, vite, vite, réflexion intense... Vite, 'tain, j'ai l'air con là !!! Tant pis, je me lance comme ça vient. "Naaannn mais ça va pas la tête ?" Mine ahurie du p'tit loup. Crétin, j'ai l'air crétin... C'était un mot d'amour à la base, alors vite, tu reprends ton souffle et tu lui expliques au môme. Gentiment. Calmement.

 

Mon Amour, mon petit homme, tu entres dans un âge où le sexe "genre" installe des différences. Les copines et les copains grandissent, vos corps amorcent vous changez pour devenir plus grands, plus forts ; vos intérêts ne vont pas dans la même direction. Et malgré tout ça, vous allez à la même école, vous avez des discussions, vous échangez vos fucking cartes Poké. Vous partagez. Grandir n'est que le début de la construction et gare au sommet de la pyramide si les pierres reposent sur du vide. Ce que j'essaie de t'expliquer laborieusement c'est qu'au-delà des filles et des garçons, il existe une multitude de personnes sur terre et que personne n'est ni tout à fait pareil ni tout à fait différent. Seul l'imbécile peut croire que la perfection est en lui et que les autres, les différents sont des merdes essais non aboutis. Certains tenteront de te prouver que c'est LA vérité. Ne les écoute jamais. Souvent ce sont la peur et l'incompréhension qui parlent et le cœur se tait. Eux n'écoutent pas leur cœur.
"Ouais, mais les filles c'est un peu nul quand même parce qu'elles font les belles et qu'elles giflent et même qu'après elles veulent des bisous. C'est n'importe quoi... C'est pour ça que c'est nul." Pfff... Comment lui dire qu'il aborde (déjà) une vérité qui le laissera perplexe longtemps s'il ne l'accepte pas comme une loi naturelle : les femmes savent ce qu'elles veulent mais que ça change tout le temps, que nous avons un fort potentiel à être inlassablement insatisfaites. Ben je sais, je zappe. Oui, je sais c'est lâche mais j'assume très bien.

 

Tu sais minot, il n'y a pas que les petites filles dans la vie. Elles deviendront femmes et, crois-moi, tu les trouveras intéressantes ou pas. Elles peuvent être intelligentes, belles, féeriques ou pas. Sans les femmes, il n'y aurait pas de bébé, pas d'homme, pas d'avenir (je rame, je rame). Pour les peuples anciens, LA Terre était une déesse. N'est-ce pas magique qu'elle parvienne à porter et à nourrir tous les humains depuis des millénaires ? Ils l'appelaient Gaïa, elle était la mère nourricière de toute l'humanité.
"Mmmm. Mais tu me dis toujours de finir mon assiette car tout le monde n'a pas de quoi manger, alors elle ne travaille pas très bien la Terre." Re-Pfff... Peut-être, chéri, mais il en faut des muscles pour porter tous ces gens si longtemps, non ?

 

Et puis la force, elle peut être ailleurs. Tu connais l'histoire de Marie Curie ? Avec son mari Pierre, ils ont reçu un demi-Prix Nobel de chimie pour leurs recherches sur les radiations. À la mort de son amoureux, Marie écrit dans son journal "c'est la fin de tout, de tout, de tout." Et pourtant, du fin fond de son malheur, elle se relève et reprend leurs travaux et élève ses deux filles et... reçoit un deuxième Prix Nobel ! En 1911 chéri ! À l'époque où les filles ne faisaient pas beaucoup d'études car les imbéciles pensaient qu'elles étaient... nulles ! Grâce à son amour, son courage et son intelligence, les radiographies ont sauvé des blessés lors de la Première Guerre Mondiale. Alors, hein, elle est pas trop forte ?
Et puis Lucie Aubrac ? Lucie était une jeune fille courageuse et je t'assure qu'elle en avait dans le falzar, elle ! Durant la Seconde Guerre Mondiale, elle a réussi à sauver par deux fois son amoureux de la mort. La première fois, elle a menacé de mort le procureur qui l'avait emprisonné, et la deuxième fois, elle a réussi à le faire évader grâce à un plan machiavélique juste avant son exécution ? Et je t'ai dit qu'elle était enceinte à ce moment-là ? Alors, balaise non ?

 

Je vois bien que tu n'es pas tout à fait convaincu. Et ce n'est pas la peine de lever les yeux au ciel... Je t'assure, la femme, c'est méchant aussi quand tu l'énerves. Mais non, je ne suis pas énervée. Pas du tout. Tiens, la mante religieuse ! Oui, la grosse sauterelle bien grasse qui peut mesurer jusqu'à 8 cm. Et bien elle l'aime tellement le mâle, qu'elle le bouffe ! Elle est si vorace qu'on ne lui a trouvé que des surnoms masculins : LE tigre de l'herbe, LE cheval du mal, si ce n'est pas phallique moi je suis la Reine d'Angleterre ! (Et tu sais ce qu'il y a de plus vicieux dans tout ça, c'est que la mante religieuse n'attend même pas la fin du coït, ce n'est pas forcément nécessaire car le mâle peut continuer et éjaculer même la tête coupée. Qui a dit qu'il fallait une tête pour lâcher la sauce ? Non évidemment, je ne lui ai pas dit, mais ça m'a fait du bien d'y repenser. Oui, j'ai honte, un peu. Oui, c'est vulgaire et ça soulage)

 

Bref, tout ça pour te dire que les hommes et les femmes sont égaux et ont besoin de l'autre. Après tout, on s'emboîte se complète parfaitement. Chacun possède des qualités propres et rien n'est prédéterminé pour l'un ou pour l'autre. Tout s'apprend et se gagne. "La vraie puissance, celle qui nous rend charismatiques, motivés et motivants, c'est d'oser nos désirs profonds indépendamment de ce que nous croyons devoir être en tant que femme ou homme" (Sophie Cadalen).

 

Alors, mon Amour ? Lulu ? T'es où ? reebok-freestyle-wonder-woman-3
Bon. Y'a du taf aussi ici... J'espère que je l'ai perdu avant l'histoire de la mante religieuse.
En attendant d'être WonderWoman, je vais déjà lui piquer ses baskets.

 

 

 

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25 mars 2011 5 25 /03 /mars /2011 00:00

SousMaFenetre.JPGElle a de grands yeux curieux, étonnés, qui observent ce monde se renouveler chaque matin juste pour elle. Comme s'il devait trouver chaque jour un nouveau moyen de la séduire, de l'attirer hors de ses livres et de ses pensées.

Je l'ai toujours connue. Je l'ai toujours eue à mes côtés, pas seulement du bon. Elle m'a aimée, m'a fait aimer comme peu de personnes savent le faire, sans avoir peur ni du bonheur ni de la fin.

Elle m'a cultivée comme une fleur un peu ingrate mais pleine de promesses. J'ai découvert précocement les livres, les bonheurs et la solitude de cette passion. Longtemps je ne les partageais qu'avec elle, elle les enrichissait jusqu'à me donner le tournis. Et puis, d'autres sont venus et loin de se détourner, elle s'est réjouie d'avoir à découvrir à son tour. Sa curiosité est insatiable.

Elle a vécu et survécu à mes attaques incessantes, à mes provocations silencieuses. Elle a veillé dans le calme attendant mon retour, a patienté que mon aplomb se fissure et que mes mots se déchargent.

Elle m'a aussi saignée et accusée durant ses propres moments de doute. Comme elle, j'ai pris et absorbé sa douleur. Comme elle, j'ai tenté de mettre mes mots sur ses malheurs pour qu'ils s'étiolent. Comme moi, elle n'écoutait pas.

Elle m'a promenée sur terre puis dans l'univers, a levé ma tête vers les étoiles et se servait de ma main pour découvrir l'avenir. J'ai cru aux fantômes, en Dieu puis Bouddha, pour finir chez Mère Nature. Elle s'extasie toujours sur une simple pâquerette, se damnerait pour des girolles et cultive son jardin selon la Lune et les lois karmiques. Chaque plante a sa place et c'est un droit naturel. Alors pleine de mon arrogance, lorsque je lui ai imposé Marie-Jeanne dans son microcosme, loin d'être désarçonnée, elle l'a accueillie et a poursuivi ses principes. Il en est de même avec les animaux, les humains, perdus ou blessés. Elle accueille, répare et prépare à l'envol.

Je me suis envolée plusieurs fois pour mes propres horizons, mes propres expériences mais à chaque fois avec la certitude qu'elle était là, derrière-moi. Alors avec tout le recul je peux l'affirmer aujourd'hui, pour moi c'est sûr elle est d'ailleurs. Elle est une mère. Elle est ma mère.

Bon anniversaire Maman.

 

MaMère

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 11:18

SheafferMesReves.jpgJ'ai perdu mon sheaffer...

MA plume.

Oui-je-le-sais-y-a-pas-mort-d-homme MAIS çA ME BLESSE.

 

Ce stylo, je l'avais choisi avec un très grand soin appliqué et particulier pour mon first job. Il y a quinze ans (je suis triste, je compte comme je veux !).

À la fin de ma période d'essai, après le grand rendez-vous dans le beau bureau de Madame Boss, je filais tout droit à Saint-Michel pour personnaliser mon lieu de travail, selon les directives attentionnées de la personne sus-citée. J'avais -j'ai- une grande admiration pour cette femme magnifique, sûre d'elle, qui savait s'entourer avec goût même de son étole. Chose assez scabreuse pour moi car je finis toujours par ressembler à un truc qui émergerait de sa couette.

Personnaliser mon lieu de travail... Bon.

Après avoir scruté les bureaux de mes collègues environnants, à moins de me trouver un amoureux, pondre des enfants ou louer un chat d'urgence, je n'avais donc pas de photographies à encadrer. Autant vous dire que mes soirées de l'époque devaient impérativement rester dans le domaine du personnel, je n'avais vraiment rien à exposer... Re-bon.

Finalement, quoi de mieux qu'un stylo magnifique et une petite touche aromatique de parfum précieux. Je fais genre j'ai suivi tes conseils mais ma vie reste à moi encore un peu parce que, vois-tu, elle reste un peu à construire.

Ainsi, j'acquis MA plume Sheaffer jaune soleil et ma splendide boule d'ambre de l'Artisan Parfumeur. Je vous épargne les mines désemparées des vendeurs devant mes tests inspirés des plumes sur des ridicules feuillets de couleur, de mes hésitations quant au choix de l'encre (noir, noir gris ou noir black, brillant ou pas, peut-être). Je vous décris encore moins mes snifs langoureux au-dessus d'une multitude de boîtes et de papiers de soie. Ce passage fut légèrement... gênant, écœurant voire repoussant.

Aujourd'hui, la boule est fracassée depuis belle lurette par Greamlin One et mon Sheaffer envolé, égaré !!! Quel poisse, elle me brise le cœur.

Comme je viens de perdre également TOUTES les cartes de bibliothèque, je me questionne. Est-ce un signe ? Oui, mais lequel ? J'aurai pu développé avec ma plume mais je n'ai plus l'envol...

 

À moins que... Je vous livre la photo d'un nouveau petit bijou qui pourrait certainement apaiser ma grande peine.

 

(Voici quelques informations pour les plus curieux.

Stylo Plume Sheaffer® en argent sterling massif ciselé.

- Plume moyenne OR 18 carats, plaquée palladium.

- Disponible en plume moyenne* largeur du trait : 0.65<0.76

- Coffret en merisier massif Sheaffer®.

Cette collection "Roaring Twenties" est une édition limitée à 1913 exemplaires à travers le monde entier. Le numéro de série du stylo est gravé sur la large bague Sheaffer® du capuchon. L'extraordinaire beauté de ce stylo plume réside dans la finesse de sa conception, le luxe des matériaux employés, le raffinement inégalé des ciselures qui racontent un temps révolu.)

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16 mars 2011 3 16 /03 /mars /2011 21:06

 

Les 2 CV bleu ciel m'ont toujours fait un effet boeuf, et pour cause !

Adolescente, derrière chez moi, vivait un charmant jeune homme sur lequel je fantasmais... grave... Sa légère ressemblance avec Lambert Wilson, son blouson de cuir rebelle, ses silences et son indifférence ? Un peu tout à la fois peut être (certainement), puisque j'étais déjà cataloguée accro aux voies sans issue.

Un peu moins adolescente, j'eus enfin l'occasion de le rencontrer et là... Pfff...

Je me suis souvenue de ce jour il y a peu, en croisant une 2 CV bleue, qui ne roule plus en troupeau de nos jours. Une vague sensation, vous savez, le sentiment du déjà vu. Et puis, telle une bombe, le sentiment d'avoir été naze, ridicule.

 

C'était un dimanche matin, je marchais cahin-caha vers le café où j'avais rendez-vous avec mon amoureux de l'époque. J'habitais une partie du village excentrée et je suivais donc péniblement la piste cyclable qui me conduirait directement à ce fichu café. Il y avait une petite trotte, mais pour ce dimanche matin-là, c'était une véritable randonnée exécutée à contre-coeur. Le faich' trekking en grommelant, voire plus, seule sur cet infini bétonné.

Une 2 CV me dépassa. Juron 1. Une 2 CV bleue se dirigea vers moi. Juron 2. Une 2 CV bleu ciel klaxonne. Juron 3. Une 2 CV bleu ciel klaxonne ET s'arrête près de moi. Moi ? Lui ? Tremblements de jambes, je vérifie si quelqu'un me suit, une autre personne à laquelle il s'adresserait peut être. Personne. 'Tainnnnn, je suis seule sur la piste et j'ai mon fantasme qui court vers moi. Mais... il court le mec ? Un truc grave, il est malade, à l'article de la mort (normal, en courant), il a besoin d'aide. Pas de problème, je ne sais pas faire de bouche à bouche mais j'apprends très vite... Bon, je rigole aujourd'hui, mais vous aurez compris que je n'en menais pas large à l'époque. Comme toute ado qui se respecte, je me trouvais moche, grosse et jamais à la bonne place au bon moment.

"Bonjour"  'Tainnnnn, il parle ! Je ne sais plus trop ce qu'il m'a dit, demandé, mais ce dont je me souviens c'est de m'être détachée de ses lèvres douces et chaudes pour lui dire "désolée, il faut que j'y aille, j'ai rendez-vous". Non mais t'y crois toi ? Le mec de tes rêves te parle, te demande de t'emmener et t'embrasse et toi, "t'as rendez-vous"... Je le plante là, au bord de la piste cyclable, avec son blouson de cuir et sa 2 CV bleu ciel. Je pars bouleversée vers une histoire qui déjà n'est plus.

 

Ben voilà, ce jour-là, j'ai loupé mon itinéraire bis. Il y a des moments où la vie te pose à un carrefour et te propose une nouvelle chance, une nouvelle voie. Tu le sens, tu le sais que c'est là tout de suite maintenant. Deux possibilités. Tu poursuis le chemin que tu t'es tracé, tu continues à relever tes manches et à abattre les obstacles pour mieux savourer tes victoires. Ou tu bifurques à la deuxième voie, la carte chance, et tu découvres de nouveaux paysages.

J'ai eu peur la première fois. Mais autant vous dire qu'à la deuxième, je n'ai pas hésité longtemps et j'ai sauté sur mon itinéraire bis ! Mais c'est une autre histoire...

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5 août 2008 2 05 /08 /août /2008 11:32

Dans ma prochaine vie, j’engage une option :

JE VEUX ÊTRE UN HOMME !Rascasse

J’aimerais me dégager pour les 100 ans à venir de toute corvée féminine. Bizarrement, je ne connais pas quelqu’un qui soit contre l’égalité des sexes. Concrètement, je ne connais pas non plus de couple où les tâches soient égales. Encore plus concrètement, je ne connais pas non plus de reconnaissance équivalente pour une même fonction accomplie par un homme ou une femme.

À bas le ménage ! Entre la bonne vieille serpillière qui nettoie si bien ou le balai lavette moins pénible et qui préserve mes mains de tout contact avec ces fichus produits abrasifs, je ne choisirai... RIEN !
Produits écologiques ou autonettoyants ? Pffff… Ch’ais pas moi !
Abandon des comptes, qui vivra verra ! Plus de chèques à envoyer en catastrophe car je n’ouvrirai même pas le courrier. Mon Amouuuuur le ferra si bien et tellement mieux que moi… En plus, elle comprendra tout et tout de suite, autant éviter de perde du temps car le match commence dans 5 minutes.
Plus de cuisine, pas de courses. je décrocherai le téléphone pour me rouler dans la pizza ou la paella à domicile.
Et puis, pour le plaisir, je demanderai tous les soirs « et qu’est-ce qu’on mange ce soir ? ».
Oubliés les devoirs des enfants ! Ils sont si intelligents qu’ils se débrouillent tout seuls !
Plus de départ du bureau à brides abattues car SpiderLulu s’est cassé le nez à l’école. Après tout, rien ne vaut les soins d’une maman. De plus, MOUÂÂÂ, j’ai beaucoup de travail. Je sais bien qu’elle travaille aussi très dur, qu’elle est aussi qualifiée que moi (voire plus mais je peux pas l’admettre), cependant mon salaire reste tout de même supérieur. Ce n’est pas de ma faute, je ne fais pas les règles après tout. Et puis, une maman a toujours l’esprit ailleurs quand son enfant est blessé. Un papa peut continuer à travailler entre les multiples appels téléphoniques à la maison pour savoir comment SpiderLulu se remet.

Pour les 100 ans à venir, je voudrais également faire la grève de la beauté.
Mon environnement proche et quotidien croule sous les recettes miracles pour perdre 1 kilo par heure, paraître 20 ans de moins dès 30 ans, avoir une peau de bébé avec des poils qui ne poussent plus jamais, se soigner gratuitement avec les plantes de mon jardin.
J’en arrive à me sentir coupable de crier de douleur en arrachant la bande de cire. Oui surtout celle du maillot ! J’ai pas dû comprendre la recette miracle... Je vois bien que ces mêmes informations, qui m’écartèlent, me culpabilisent ou révèlent mon ignorance, passent sur Lover comme… la bave du crapaud sur la colombe ! C’est ça la Vraie Bonne Attitude !
Alors, dans ma peau d’homme, je n’aurai qu’à être propre et sentir bon. Les femmes les adorent musclés, mais vivent souvent avec des ventrus : je ne serai donc jamais au régime. Je laisserai ma barbe dans le lavabo, le sèche-cheveux branché, ne boucherai jamais le dentifrice que j'aurai au préalable largement écrasé, éparpillerai mes vêtements sur le sol pour guider ma bien aimée vers le lieu où je dormirai déjà.

Et puis, par mon statut d’homme, j’aurai aussi par nature quelques droits. Avoir réponse à tout, rappeler que j’ai toujours raison, oublier les fois où j’ai eu tort, maîtriser le dernier mot, différer mes rendez-vous, être en retard car je suis par nature surchargé.

Ah ! quelle liberté, j’en jubile d’avance !
Cependant, en concentrant toutes ces mascul’attitudes, est-ce que quelqu’un m’aimera ? Peut-être une femme qui, elle, aura été un homme dans une vie antérieure...

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