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Par Misslulle

  • MissLulle, Lulle pour les intimes
  • Petite et Fée-mère
(donc pas toujours dispo)
  • Petite et Fée-mère (donc pas toujours dispo)

Ce blog vit de tes commentaires mais en plus, si tu es gentil, il réalisera le fantasme caché de ta mère... Si ! 

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Psitttt... Je dois te dire...

Le contenu de ce blog n'est pas libre de droit, bien entendu.
Il représente un travail personnel (de qualité variable certes mais job tout de même) que je suis ravie de partager avec toi par ce biais.

17 octobre 2012 3 17 /10 /octobre /2012 11:15

MyPlatre.jpgCe matin, j’ai fouillé à cloche-pied le garage pour trouver mes vieux diplômes, les photocopier sans abîmer le papyrus et envoyer mon dossier d’inscription dûment rempli et signé au centre de formation. Aïe, il manque un formulaire de Pôle et ma carte d’identité qui stagne à la mairie. Je dois donc réserver un taxi direction la grande ville pour rencontrer Pôle et missionner une belle amie pour monter les escaliers extérieurs, puis intérieurs, de ce magnifique bâtiment municipal.

Heureusement, j’ai toujours mes bras et mes mains pour signer des chèques pour les factures, des chèques pour l’hôpital et encore des chèques pour les écoles. De temps en temps, quand j’ai presque toute ma tête et mon humour, je pianote sur mon clavier. Et quand je frôle le cri primaire, je fais des coloriages… Finalement la vie est belle. Il ne me manque qu’une chose : un pied droit en bonne et due forme !

J’ai donc testé pour toi la jambe plâtrée. Ils disent que c’est la malléole mais je vois bien que le truc dur et lourd commence aux orteils et remonte jusqu’à la pliure du genou. Je ne suis pas médecin (fort heureusement, j’en suis incapable) mais pour moi, ça, c’est une jambe !

Il était temps, paraît-il, de faire cette expérience car après 40 ans, rien ne se recolle (je rigole, hein) (enfin moyennement). D’ores et déjà, après une semaine d’usage, je peux te lister les points négatifs et positifs de ce test indépendant de ma volonté.

1- Avec une jambe plâtrée, il te faut donc des béquilles et, là, c’est le drame… Ton poids de déesse pèse donc sur un T en plastique de chaque côté de ton corps. C’est lourd et la barre du T te défonce gentiment les paumes, un peu plus à chaque pas, comme pour te dire « tu l’as bien cherché, gnac gnac gnac ».Tu l’auras compris, ce billet n’est pas sponsorisé… (néanmoins, si tu me le demandes, je te conseillerai une marque de béquilles respectueuses)

2- Les béquilles musclent TOUT ton corps, moins une jambe. A la fin, je ressemblerai donc à une demi-bombasse : une poitrine remontée, des bras gonflés à bloc, UN fessier au top et UNE cuisse ferme.

3- Les lits bas respirent le zen lorsque tu es en forme. Ils restent une torture le reste du temps.

4- Dès le réveil, les béquilles te rappellent que tu te muscles le corps depuis quelques heures déjà. En temps normal, je me recoucherais mais la perspective de m’extirper une nouvelle fois du lit me motive.

5- J’ai donc découvert que je pouvais ramper.

6- Je suis contente d’avoir une grande douche où je peux m’asseoir librement. J’ai pu admirer la coulée de tartre sous les robinets et découvrir une fuite assez importante pour me laver les cheveux en même temps. Ça doit être la technique multi-jets, non ?
Note pour plus tard : penser à prendre le pommeau de douche avant de s’asseoir.
Note 2 : siffler le détartrant et l’huile de coude pour Lover.

7- Il est inutile de s’entêter à rester debout sans béquilles, dans plus ou moins longtemps, tu souffriras. J’ai fort apprécié d’oublier la lamentable trinité cuisine-ménage-rangement. C’est l’apprentissage familial du lâcher prise, du range-toi-même ou encore du fait-le-tout-seul.

8- Marcher ou porter, il faut choisir. J’ai appris à maîtriser le cloche-pied, mais pour les liquides… J’ai donc aménagé un coin « sitting » près de la cafetière.

Note : Les béquilles veillent à ton apprentissage du cloche-pied. Elles se cachent à l’autre bout de la pièce pour te stimuler.

9- J’économise mes chaussettes ! J’en utilise une par jour, assortie à mon magnifique jogging et une de Lover, plus grande pour le plâtre. J’ai aussi appris à détourner la conversation quand il aborde le problème de plus en plus récurrent de ses chaussettes solitaires. Je ne comprends pas… C’est pourtant lui qui gère la lessive en ce moment, non ? Comme je suis désolée de ne pouvoir l’aider… Nannnn, ce n’est pas vrai, je ne suis pas désolée ! Je glousse même quand il me parle de sa deuxième journée, tu sais, celle après le job. Vengeance !

10- Même avec un plâtre, les escaliers sont toujours plus faciles à descendre. Cependant, en public, j’évite de le faire sur les fesses, ce qui nuit gravement à mon image tout de même.

11- Les béquilles sont des bras à rallonge qui te servent à rabattre la couverture sur tes pieds, rapprocher le livre oublié au bout de la table, pousser les lego du passage, écraser l’araignée sur le mur (puis appeler Lover pour effacer la tache).

12- Les béquilles sont des matraques géantes, armes véritablement dissuasives.

13- Je peux boire un verre de vin rouge, c’est pour la fluidité du sang. Trois verres, c’est beaucoup trop, même en rampant.

14- Les béquilles ont un mauvais fond et préfèrent l’obscurité pour te faire des croche-pieds.

15- Les béquilles ne sont jamais silencieuses. Pour ces deux dernières raisons, penser à ne pas trop boire et prendre ses précautions avant de dormir.

Je pourrais te parler de trucs plus moches encore comme les démangeaisons des poils qui poussent, comme le sac poubelle et l’épingle à linge en mode bonnet de douche, comme les chutes d’objets ou d’enfants qui forcément atterrissent sur le mauvais pied, mais…

Si tu te demandes comment j’ai pu en arriver là, et bien… Tu te le demandes. Je n’ai qu’une chose à dire, talons et moto me seront à jamais incompatibles.

Cette expérience reste pour moi une drôle d’aventure, elle a une fin. Le 20 octobre prochain se déroule la journée de l’accessibilité. Jette un œil sur le site et participe si tu le peux.

Bizz mon Copinou !

JourneeAccessibilite2012.gif

 

 

 

 

 

 

 

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11 octobre 2012 4 11 /10 /octobre /2012 15:30
Quelques fois, j’ai des insomnies, ce qui est un comble quand tu as deux garçons hypersensibles qui ne savent exorciser leurs peurs qu’à 1 heure du matin, te raconter le dernier cauchemar vers 3 heures et réclamer le dernier câlin à 4 heures. Le hic, c’est qu’à 4 heures je n’aime personne (mon côté Muriel, tu vois) et que je ne parviens pas souvent à me rendormir. La grosse rage intérieure, silencieuse pour ne réveiller personne. Cette petite vengeance, je me la réserve pour leur première cuite respective. Je réveillerai alors le jeune soulard à 5 heures du matin en hurlant dans ses oreilles avinées « V E N G E A N C E !!! », et ce sera merveilleux, jouissif même…
  
Durant mes errances trop matinales, je me défoule en repassant (c’est souvent un impératif, je ne le cache pas). J’écoute le glouglou du vieux fer, les cric-cric de ma table à dix euros et les pfffffff de mes vapeurs. Je me détends. En repassant. Etrange tout de même, surtout pour une feignasse comme moi. Une fois, j’ai fait des crêpes mais entendre « C’est cool ! C’est bon quand tu ne dors pas ! », comment dire… J’ai eu des pulsions de meurtre Ma journée en fut plombée.
Ce matin je repassais encore quand MiniTeigne s’est levé pour me faire un câlin. Enfin, ce n’est pas entièrement vrai, le rusé sait que c’est la douane pour avoir le droit de gober son lait au chocolat devant Barbapapa (ou l’inverse). En allumant la boîte télévisuelle de Pandore (arf, j’ai failli encore une fois. J’avoue manquer d’enthousiasme pour pousser les voiturettes ou lire la morale du jour), mon cerveau a entendu une drôle de publicité qui hurlait un truc comme ça :
« Toutou Rista » « Ramasse ta crotte » « Ne mange pas trop gras, trop sucré, trop salé ».
Alors… Il existe plusieurs possibilités :
- soit mes connections synaptiques stationnent toujours sur mon oreiller ;
- soit, en plus d’être une pro de la lecture en diagonale, j’ai acquis le nouveau méga pouvoir de la compréhension stratégique synthétique ;
- soit victime d’interférences hertziennes, je me suis réfugiée quelques secondes dans un espace temps parallèle.

Nan mais réfléchis la Lulle ! Qui pourrait oser fabriquer un jeu avec un chien qui chie et qui s’appelle comme une diarrhée ? Il faut vraiment détester les enfants. Non, non, non. Ce n’est pas possible, j’ai dû riper quelque part. Les jeux sont biens soumis à des commissions d’éthique-pédagogie-sécurité, à des tests ; dans tous ces organismes bienveillants, il y a forcément des parents qui ont répété, qui répètent et répèteront encore (c’est ça l’éducation, répéter) : "attention aux crottes", "ne marche/saute pas dedans", "ne mets pas ça dans ta bouche", "lave tes mains/les fruits avant de manger", "ne bois pas l'eau de la piscine", toussa toussa. Nan mais oh ! Tu ignores encore de quoi sont capables les bactéries sur ton organisme, les jours que tu passes avec une fièvre monstrueuse en attendant le bon cocktail d’antibiotiques ? Je passe sous silence les séquelles et les conséquences possibles. Et puis quid du rapport manger-bouger, hein ? Tu n’imagines tout de même pas que le chien éjecte du chocolat ou de la guimauve et que les mômes bouffent les crottes comme dans « crée tes bonbons, fabrique ton diabète » !
Voilà, c’est le matin et la société de CONSommation m’a déjà bousillé le karma pour la journée. Force est d’éjecter les minots à l’école nourris, nettoyés et habillés avant la fermeture des grilles (sous peine de les garder la journée à la maison), et d’entamer une enquête Toutou Rista.

1) OMG ! Mes connections synaptiques étaient réveillées. Le Toutou Rista existe, regarde :
 
2) Il a été testé et approuvé pour sa fonction pédagogique (apprentissage d'un geste écocitoyen, tu laisses les trottoirs propres). (bon, pourquoi pas) (et puis non finalement, c'est très con de laisser ton môme ramasser les crottes sans gants) (et puis l'humour pipi-caca, bof...) (et puis... ben j'aime pas, voilà !)
 
3) J’ai donc bien été attaquée par les hertziens et n’ai pu en réchapper que grâce à une faille spatio-temporelle. Le toutou dégueu ne défèque pas du diabète en barre et n’est donc pas soumis à la lutte et répression du PNNS. Ouf !
Cependant, je serais assez curieuse de connaître qui de toi ou toi à gaspiller 29,90 euros pour offrir à ses mignons un chien qui pète et qui chie. Allez, avoue ! En fait, c'était pour les mômes de ta belle-soeur, non ?
 
 
 
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13 septembre 2012 4 13 /09 /septembre /2012 10:15

DSCF0040.JPGBon. On peut dire que la rentrée est finie, non ? Je peux te le confirmer aux yeux des enfants qui chahutent déjà beaucoup moins en attendant l'ouverture des grilles, aux nombres de parents qui courent pour expédier les enfants aux maîtres avant le carillon infernal, puis pour sauter à leur tour dans le train avant la sonnerie de la dernière chance. L'attrait de la nouveauté se passe.

MiniTeigne se révolte déjà contre l'école tous les jours ; ça s'estompera aussi, du moins je l'espère. Lui qui attendait quasi fébrilement le top départ pour l’école déchante, se fatigue. C’est vrai que pour une petite section, ils ont tout de même beaucoup de choses à intégrer : un double niveau, ce qui devient un standard, une maîtresse pour le lundi et une autre pour les autres jours, 27 camarades (ahhhh !), des règles de vies (pouah, c’est vulgaire !) pour la classe, pour la récréation et d’autres pour la cantine, le tout avec un règlement intérieur à faire signer à l’enfant (là, j’ai préféré rire). Je me souvenais dernièrement de la première rentrée de Lulu, il y a 5 ans, elle me semblait  plus gaie, plus légère. Pour les enfants, pour les enseignants. C’est peut être mon vieux fond passéiste du « c’était mieux avant », ou pas.

En ce mois de septembre, je dorlote encore mes greamlins ET mon bien-être : pas de course matinale, cantine à mi-temps (un peu pour eux, un peu pour moi, normal quoi !), les devoirs dans le calme. C'est fou comme ça change tout, le temps. Bien sûr, j'en ai eu du temps pendant ces deux mois de vacances avec mes monstres. Du temps pour être à leur disposition ! Je le crie haut et fort : ces vacances d'été sont beaucoup trop longues ! Les minots au fil des jours, voire des heures, se transforment en anges. Non, non, pas les trucs roses et blancs qui volent, je parle des trucs sales, en cuir, sur des motos, sans foi ni lois. Ouais, les Hell's ! Alors, même s'il faut remplir les questionnaires en multiples exemplaires (j'ai résisté à la tentation de la photocopieuse), acheter les listes de fournitures surprises (t'es certain que tu vas t'en servir ?) et les fringues à la nouvelle taille (quoi du 14 ans ! t'as que 8 ans !), je suis ravie qu'ils retrouvent un cadre et surtout loin de moi. Bénis soient les maîtres et maîtresses !

Cette rentrée est aussi la mienne. Je ne travaille pas, je n'ai pas cherché non plus car je voulais impérativement faire ma formation. J'ai tenté de l'expliquer avec tact à ma conseillère qui me poussait à pister les emplois vacants. La dernière fois que j'ai interrompu ma formation, c'était pour un job où je devais pratiquer mes nouveaux talents. Bien mal m'en a pris ! Ce n'ai jamais arrivé durant ces onze années de collaboration. Alors cette fois-ci je tiens mes objectifs contre vents et marées. Et ma merveilleuse conseillère m'a approuvée ! Elle est top. J’ai donc passé et réussi la première phase de recrutement pour ma formation et je me m’échauffe pour la phase entretiens la semaine prochaine.

Alors, Septembre, je t’aime bien tout de même ! Je retrouverai dans un an ma cabane de pêcheur et je me fiche des énervés. Je les aime bien aussi les cons. Quand tu passes derrière eux, tu deviens une belle personne aux yeux de ton interlocuteur. Le rapport avec la photo est là ! Nous avons encore craqué pour La Tremblade cette année et je crois sincèrement que ce lieu nous fait du bien à l'intérieur.

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6 mai 2012 7 06 /05 /mai /2012 20:57

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 11:15

IMG_0373.JPGBon 1er mai, bonne fête du travail à toi les Potox !

Elle est un peu particulière pour moi cette année, elle est ma première fête du travail de chômeuse et cette nouvelle saveur n'est pas pour me déplaire.

Il y a maintenant un mois que j'ai quitté officiellement le monde du travail, Big Boss, les transports en commun aux heures de pointe et j'avoue que rien ne me manque. Je suis partie dans de bonnes conditions, en toute cordialité, dans la bonne humeur et même avec des amis sûrs. Il faut dire que onze ans, ça crée des liens... Mais des liens que je transpose maintenant dans ma bulle personnelle, ils sont détachés et libres de tout cadre professionnel, libérés des noms de dossiers, de stratégie à suivre, d'objectifs à matérialiser. Et ce n'est pas rien.
J'aborde maintenant les directives de Pôle Emploi, c'est un nouveau monde. A ce jour, je n'ai rencontré que des personnes dynamiques, patientes (très même...), bien qu'un peu perplexes devant un système lourd, lent et peu productif finalement. Je ne sais pas si je dois me sentir soulagée de ne pas être seule devant cette grosse machine ou inquiète (mais Vingt Dieux, qui conduit les chevaux ?).
J'ai aussi éteint mes oreilles lorsque j'informe mes interlocuteurs que je ne travaille plus, inutile d'écouter puisque tu peux observer sur leurs visages les différents stades.

"Oh ! Désolé, je ne le savais pas" Ne t'inquiète pas, ce n'est pas comme si j'avais perdu une jambe, mes yeux ou la vie, c'est remédiable. Allez, ne t'en va pas, ce n'est pas contagieux.

"Et tu vas bien ?" Oui, très très bien, je me lève à pas d'heure, je commence la journée au bord de la piscine avec un mojito. C'est vraiment tranquille depuis que Lover m'a quittée avec les enfants. Quel calme !

"Ça doit te faire drôle, non ?" Oui, je voyage en Terra Incognita mais suis très bien équipée. Je connais par coeur les numéros de Pôle Emploi, la Paje, la CAF, les touches pour zapper les messages d'accueil.

"Tu as des pistes ?" Plein. Les offres d'emploi débordent de ma boîte mail, d'ailleurs j'ai dû blacklister certains recruteurs trop persuasifs qui me proposait un poste de rêve, de chez moi, avec un salaire augmenté de 200 %. Qui l'eut cru en période électorale, hein ? Moi qui pensais que tout se figeait 6 mois avant, 6 mois après...

"C'est effrayant, surtout en ce moment (avec LE hochement de tête entendu)" (Réponse avec la bouche en rond) Je ne comprends pas de quoi tu parles, parce qu'a priori il me semble que le chômage a toujours été en hausse, touché toutes les catégories, tous les âges, à toutes les époques. Et puis, ce n'est pas comme si au travail on ne vivait pas une véritable pression qui pousse les personnes à se doper, à se calmer ou à sauter par la fenêtre, hein ? Alors, oui c'est effrayant comme en tout temps et pour chacun. Et puis ? C'est aussi une croisée des chemins, un moment pour se recentrer, se (re)motiver ou encore se (re)découvrir.

"Ah, alors tu es une femme entretenue !" Ouais Nanard, par mes 20 ans de côtisations que je partage volontiers, par les tiennes que tu préfèrerais garder pour toi et les leurs aussi. Je sais maintenant que je suis une charge pour la société mais pour me rendre utile et ne pas voir le dégoût dans tes yeux je vais faire le ménage tous les jours, cuisiner pour la rue entière et garder tous les enfants du village. T'as pas un rendez-vous là, de l'argent à gagner ?

Donc, tu auras compris, il y a de tout et pour tous les goûts, mais la pire réflexion fut celle qui a semé en moins le doute, la peur d'être incompétente et peu compétitive : "une femme de ton âge avec ton vieux diplôme". Oughh...

Une ballade en fôret plus tard avec MiniTeigne, un inconnu nous offre un beau bouquet de muguet, son plus gentil sourire et nous souhaite une merveilleuse chance. Finalement, j'ai compris. J'ai compris que dans la vie il y a de belles personnes et les autres. J'ai compris que rien ne m'oblige à les écouter douter de moi. J'ai compris que je ne leur dois rien mais que je peux leur offrir, si j'en ai envie. C'est la même voie, c'est la vie, à toi de lui donner la lumière qu'elle mérite.

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19 avril 2012 4 19 /04 /avril /2012 14:44

chantier.jpgBien. Une bonne âme vient de me faire réaliser que laisser un blog au point mort, sans aucune information, sans explication, c'est juste un peu cruel pour les lecteurs. Et comme je t'aime et que j'assume moyen ma cruauté, je me sens obligée de t'avertir : JE SUIS EN TRAVAUX.

Je réfléchis, j'aimerais un autre environnement, une nouvelle organisation. Est-ce qu'il faut recentrer le thème, définir un fil rouge ? Qu'est ce qui plaît ici ? Enfin, voilà quoi...

Et puis aussi, je finis une longue période professionnelle plate, très plate. Et là aussi, je réfléchis... Je ne sais toujours pas ce que je veux faire quand je serai grande. Cependant, il est fortement conseillé de le deviner très vite.

Bref, ça cogite grave alors si toi, lecteur de mon coeur, tu veux bien m'offrir ta pensée, ton conseil ou ta carte bancaire, n'hésite pas ! Bizz

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1 février 2012 3 01 /02 /février /2012 08:00
IMG_0296.JPGC'est bon, ça sent la rose ! Comme je suis heureuse d'être en 2012...
 
Je ne suis pas grande amatrice de politique, ça me flingue le neurone et souvent en double dose car je ne comprends jamais du premier coup (pour certains articles, je confesse abandonner à la troisième relecture...). Je ne regarde pas les journaux télévisés, je n'écoute pas les émissions radiophoniques, je fuis dans des courses folles toutes ces nouvelles politiques qui s'imposent à moi, d'elles-mêmes, sans invitation. Je préfère feuilleter les journaux au bar et développer sur le net. On naît fumiste ou pas, je ne m'entraîne pas ni ne fournis d'effort particulier, je suis tombée dedans quand j'étais petite et j'ai adoré !
 
Mais en 2012, je veux que ça change, que ça bouge. Parce que j'en ai marre de me faire insulter, bananer, manipuler et ponctionner pour des causes que je n'ai pas choisies. J'en ai marre qu'on me parle de mondialisation sans considérer qu'il y a des hommes, des femmes, des enfants qui constituent un plus vaste empire. J'en ai marre qu'on me parle de supra gouvernance financière, qu'on associe niches fiscales et fraudes au SMIC, de pauvres à moins de 5000 euros par mois.
Alors, quand j'entends François Hollande, ça me détend, me décrispe et j'imagine sourire mes aïeux cocos derrière moi, fiers. J'aime bien quand il me parle de justice, de social, d'ensemble, etc. Je ne sais pas si c'est réalisable, mais j'ai envie d'y croire avec lui et ça me transforme, je m'ouvre, je m'interroge, j'observe, et le plus important : j'en parle.
 
Ce week-end à Grenoble, il y avait les États Généraux du Renouveau "Vivre la République" et le Libé de vendredi ouvrait les débats avec un dossier très complexe pour moi, mais néanmoins passionnant, dans lequel j'ai trouvé des trésors de sagesse.Tin tin tin, extraits !
"Salauds de pauvres ? Même sous Guizot on n’aurait pas osé. Au fond, on n’aura rarement été aussi loin dans le racisme social. D’ailleurs, s’adresser aux premiers ce n’est pas du «bourgeoisisme» et, de toute façon, c’est propre, mais s’adresser aux seconds, c’est du «populisme», et c’est sale. Ai-je bien compris ?"
Le peuple, un actif pourri ? Jean-François Kahn, Essayiste. (Débat Les classes populaires sont-elles réactionnaires ?)
 
"Pour les signataires du Pacte civique, la société ne peut avancer que si les citoyens sont unis. Or, c’est le vivre ensemble qui fait lien, la «transpiration humaine». La cohésion nationale ne se décide pas par des grands discours mais par «l’agir humain partagé»" ... "Islamistes et islamophobes adhèrent au postulat commun que l’islam est définitivement incompatible avec la laïcité, la modernité, l’égalité hommes-femmes, etc."
Les différences ne doivent pas se transformer en frontières. Dounia Bouzar, Anthropologue spécialiste du fait religieux. (Débat Comment décider face à la diversité des convictions ?)
 
N'est-ce pas envoûtant cet élan humaniste ? De voir enfin la notion d'être humain dépasser l'individualisme dans lequel ils me forcent à me reconnaître ? Ok, ok, je m'envole mais je suis si pleine d'allégresse que j'en oublie les courants contraires. Ben oui, j'ai tout de même un fort potentiel autoritaire et il ne faudrait pas que les débats à la maison tournent au vinaigre. Parce que pour ces élections, chez nous, c'est du concentré d'aigreurs et une diversité des opinions démocratique autant qu'anxiogène. Chacun attend l'autre au tournant... Note pour plus tard, éviter de faire le déjeuner de Pâques à la maison cette année.
 
Ah ! Et puis j'allais oublier... Quelle tête en l'air tout de même ! Vous avez pu observer que ce week-end le président sortant occupait beaucoup d'espaces télévisuels. Peut être vous êtes vous épargnés ce labeur, ou pas. Pour ma part, je n'ai pu y échapper (je ne suis pas seule à friser le totalitarisme à la maison, vous l'aurez compris). Malgré moi donc, j'ai retrouvé dans ce discours un écho du bel article de Jean-François Kahn (le lien ici). Je te fais un schéma rapide de mes sentiments-réactions, car il est encore vrai que ce blog m'appartient et que c'est le SEUL terrain où je peux parler de moi, Mouâ et Moimoimoi.
Donc vendredi matin en lisant le journal, c'est "Haaaaa" dans mon coeur :
"Hier, on parlait des «classes dangereuses». Elles sont devenues les classes «out» par opposition aux classes «in». Qu’est-ce qui est «ouvert» ou «fermé» ? À l’évidence, c’est l’esprit. Peut-être même le cœur. D’un côté, donc, des altruistes généreux et universalistes (la mondialisation est un universalisme, c’est bien connu, peut-être même un internationalisme) et, de l’autre, les rabougris, les bas d’horizon dont la reproduction endogène rétrécit le mental."
Et dimanche, la soirée d'avant la guerre du job, il nous dit le sortant à propos des efforts de discipline budgétaire des collectivités territoriales (majoritairement de gauche)
"De gauche, bon.. La question n'est pas là. Vous voyez bien que nous sommes au XXIe siècle, le clivage n'est absolument pas d'être de droite ou de gauche. Le clivage est très simple, entre ceux qui considèrent qu'il y a un monde nouveau qui existe, qu'il y a une Europe, que la France est ouverte, qu'il faut s'adapter à ce nouveau monde, ou ceux qui restent dans leur vieille lutte idéologique et qui considèrent que la France peut s'exonérer des efforts que les autres font. De droite ou de gauche."
Tiens, tiens... Je ne ressens pas la même chose.
 
 
Annonce personnelle :
Je suis en panne de lectures et je recherche en ce moment du beau, du bon, du drôle, du léger, léger, léger... Genre la musique, là, ci-dessous. S'il te plaît, sois sympa et laisse moi tes recommandations. Je ne peux tout de même pas être sérieuse trop longtemps ! (laisse tomber La conjuration des imbéciles)
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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 09:00

Prenez une feuille et un stylo, vous avez 5 minutes.

 

Une gentille (mais alors très très gentille) libellule quitte son travail au point J, comme Job, pour son cocon bienveillant nommé C.
Elle connaît par cœur son petit bonhomme de chemin, les équivalences et les correspondances tant et si bien qu'elle pourrait le parcourir les yeux fermés. Du moins, c'est ce qu'elle pense car chacun sait que la vie est une chienne et que ses surprises sont légions.
Le standard s'écrit :

[JC] = (JJ') P1 ou P2 ou encore P3 + (J'C) P4
(ou un truc comme ça. En même temps j'ai jamais aimé les maths et si j'ai eu 18 au bac, c'est en soutenant l'Histoire des Nombres. Alors, ça ou autre chose, hein...)

Notez néanmoins que si P1 est en feu, si P2 n'a plus de courant, si P3 nage dans le vomito et si P4 est en retard mais que les écrans d'information sont en panne, quelles sont les probabilités pour que la gentille libellule arrive saine d'esprit sans se perdre à son cocon d'amoûûûûr ?

 

img084.jpg

 

Et bien aucune ! Merci Lover d'être venu me chercher à Trifouillis-les-Oies, la nuit, seul dans ta petie voiture.

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9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 14:30

MonOmelette-copie-1.JPG2012.

Une année 5 (2+0+1+2) (tout le monde sait ça !), le point culminant d'un cycle de 9 étapes, l'année de la mobilité, de l'initiative. Nous avons appris des quatre étapes précédentes (putain, 4 ans !) et c'est maintenant que nous dessinons notre futur (enfin, les quatre prochaines années, si tu suis bien). Et moi, dans cette ronde de chiffres anonyme et universelle à la fois, j'arrive à bout de souffle, après de savants calculs et correspondances à ma fin de cycle, l'année 9, neuve, l'année du Grand Nettoyage. "Le temps de faire une halte, de vous reposer, de poser vos valises, de vous débarrasser des relations qui s'étiolaient, des charges qui pesaient, de tout ce que vous n'avez pas besoin de transporter". Si, si. C'est Elle qui le dit. Et rien que pour cette bonne nouvelle, je lui pardonne ses tonnes de papier gaspillées en publicités luxueuses et mannequins anorexiques. C'est quelque chose que je pressentais, Elle me le confirme. Quelle bonne amie ! 2012 sera plus légère, plus essentielle. D'ailleurs, j'avais déjà bien fini l'année après un cambriolage, des brouilles familiales et l'enterrement de Mère-grand. Léger, mmm... Je me sentais plus... démunie, entourée de gens seuls dans une société perdue au milieu d'un monde à la dérive. Puis, j'ai rencontré Prozac. Nannnn, j'rigole ! N'aie pas peur.

Cependant, j'ai bel et bien l'impression que 2012 sera une année active et j'ai donc commencé mon échauffement pour gagner en endurance. Je m'allège donc sans sachets, cachets ou hypnose (merci bienveillance). Je renie les mauvais augures, les fausses démocraties, les circulaires brunes, les petitesses d'un pauvre mec et les bêtises de Nadine, je crache sur la flamme.

Je balaie aussi devant ma porte et je soigne mon rythme ternaire qui s'exalte malgré moi, ou presque. J'ai besoin de ce rythme, ce un-deux-trois, un-deux-trois. Il ressemble à une petite ritournelle, une jolie valse à trois temps qui s'offre encore le temps... D'abord vous aurez pu le lire, ce rythme revient sans cesse, encore et encore, redondant, lourd parfois. Aujourd'hui, je confesse également que ce cycle triangulaire symbolise mon quotidien en général. Je souffre, je pleure, je rebondis. J'ai faim, je dévore, je culpabilise. J'accuse réception, je médite, je renvoie. (Travail, Amour Patrie. Nann, j'déconne !)  Oh my God ! Serait-ce un résidu de mon éducation catholique, de la Trinité ? Oh my God ! À tout choisir, je préfère encore dépendre de la pyramide de Maslow, même si elle reste tout de même moins classe que celles de Gizeh. Une base stable armée de deux pointes, piquantes, protectrices. Une flèche au sommet, solaire, ascendante. Je suis un triangle ! Je ne me plains pas, ça me change, moi qui me perçois comme une ronde depuis des années. Help ! Freud, si tu m'entends, frappe 3 fois !

Bon, ceci dit, en ce début d'année, il y a cette tradition des vœux. Notez, je ne suis pas contre les traditions, c'est mon côté vieillotte, voire périmée parce que je préfère les cartes de vœux aux SMS groupés. Au même titre, je mange encore plus des crêpes à la Chandeleur, non pas pour célébrer la présentation de l'enfant au Temple (Oh my God ! Maman, tu dois être fière de moi) mais parce que je kiffe grave à donf les crêpes. Au suc', au Nutella, au caramel au beurre salé, au citron miel, à  la crème amandine et à la crème de marron. J'aime aussi le 14 juillet, plus pour le feu d'artifice que pour le rappel douloureux de ce qui a été gagné dans la douleur et qui se perd au quotidien, le 1er mai (alors, sur ce point, il est important d'en profiter très vite car avec le manque à gagner de l'ISF, il se pourrait qu'il soit travaillé cette année...), le Solstice d'hiver avec les jours qui s'allongent, les cadeaux au pied du sapin et les cœurs qui se détendent. J'aime aussi les festivals d'été, mais c'est un autre sujet.

Je digresse encore mais j'y arrive laborieusement. Entre nous, tu n'imagines pas à quel point. Figure toi, que c'est tout de même la seconde fois que je l'écris cet article, la première version ayant disparu dans les limbes informatiques lorsque MiniTeigne a éteint subrepticement mon ordinateur avant la sauvegarde. Finalement, il a eu raison, la première version était pire.

Donc... 2012, je te la souhaite bonne, lucide et active, avec beaucoup d'amour en toi et autour de toi. Je préconise aussi une bonne dose d'humour et une double ration de sérénité. Bonne année à toi !

"Je ne connais pas tous les chemins vers un rêve d'absolu. Je sais que ce sont des chemins qu'on n'emprunte que librement. Rien n'empêche d'aller à travers champs."
François Billetdoux à sa fille. À lire impérativement Chère Madame ma fille cadette de Raphael Billetdoux.

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3 décembre 2011 6 03 /12 /décembre /2011 09:09
ArseneLupin.jpgEnfin décembre ! Nous étions le premier jour du mois merveilleux de Noël.
Dans une vingtaine, le solstice d'hiver allongerait petit à petit nos journées. J'avais ouvert les calendriers de l'avent pour les Greamlins, entamé une semaine dans la joie et la bonne humeur à grandes bouchées de petit jésus à la guimauve. J'avais réussi à soutirer des enfants des lettres sympathiques et jolies pour le Père Noël, qui avait été scannées amoureusement et mailées à qui de droit. Bref, la fin de l'année approchait et elle fleurait bon la fin des emmerdes. Mais...
 
Mais, il existe aussi des forces obscures qui surgissent d'on ne sait où et qui opèrent derrière ton dos, en ton absence, chez toi, dans ta maison. Des êtres malsains qui déambulent dans ton antre, ta tannière, pour te soutirer des choses inutiles et d'autres trésors chers à ton coeur. Des monte-en-l'air, des voleurs.
Et bien voilà, ils sont revenus...
 
Ce soir, j'arrive la première chez nous. Je me précipite pour allumer la radio pour finir d'écouter les Contes d'Hoffmann. Parce que c'est un petit moment de bonheur pour moi, seule, le son fort qui résonne au milieu du silence. Dans quelques minutes, je serai envahie de "mômannnnnn, pas ça !!!", "môman, ch'peux z'yeuter la télé", "mômannnn, calinnnnn".
Je jette les bottes, visualise la ligne droite jusqu'à la radio, dessine un sourire machiavélique de winner sur mon visage de reine et m'arrête net devant la fenêtre ouverte. Mais qu'est ce que c'est ? Et pourquoi ? Je ferme ladite fenêtre, pense à la consommation d'électricité gaspillée pour chauffer cette pièce ouverte, râle contre Lulu qui décidément se fiche de tout (parce que oui, c'est forcément lui... Je m'en excuse mon doux). Là, ça va mieux, mais il y a comme qui dirait une angoisse qui m'étreint, un sentiment de "pas normal, pas comme d'habitude". Je pourrais m'écrier comme l'ogre "Mmmm, ça sent la chair fraîche !", je pense surtout qu'il y a baleine sous caillou.
Je visite la maison, c'est le bordel mais ce n'est pas inexplicable. Oui, il y a les bijoux de Mémé sur mon bureau, beaucoup moins d'ailleurs. mais qu'est ce qu'ils foutent dans le bureau. Bon. Il y a la télé, la fichue console, ma chaîne, mon ordi, la ds. Oh my gold, la ds de Lulu ! Partie ! Mais ces jeux, là sur le sol ? Vides...
Et les chambres ? Ouf, nickel ! Heu, non pas la mienne... Mes boîtes à bijoux et les sextoys bien étalés sur le lit, je vois que ces messieurs ont fait le tri et nous laissent des clins d'oeil. Ils n'ont pas dû être déçus, je ne porte que des bijoux de pacotille et laisse mes trésors dans les boîtes. Disparues mon alliance, ma bague de fiançailles, mes boucles d'oreilles offertes par Lover... Bon... Et bien, c'est fait !
J'ai continué mon inspection, listé les vols et me suis bien marrée tout de même en découvrant qu'ils avaient également volé les capsules de café, tout en nous en laissant deux pour le matin. C'est gentil, merci. Cependant, un paquet de cigarettes aurait été le bienvenu aussi, mais j'en demande trop peut être.
Finalement, tout est propre et peu dérangé, ça aurait pu être pire. Lulu a du mal à digérer, il veut leur "casser la gueule à ces connards". Heu... Excuse-moi, mon doux, je suis quelque peu surprise malgré les circonstances extraordinaires que ton vocabulaire adopte si jeune de tels mots...  "Oui, mais je suis très très fâché" Alors, t'as raison Minot, on les passera à la machine à laver !
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